12/11/2014

Une bien curieuse offre d’emploi

 

Eté 2014, suite à une annonce sur le site internet de l’Etat de Genève, je postule à la police cantonale pour une place de travail au service de presse pour le 1er novembre. Selon le souhait du magistrat, ce service aurait besoin d’une personne extérieure pour collaborer avec les policiers en place. Les caractéristiques du job correspondent à 100% à mes compétences et, surtout, ce travail m’intéresse au plus haut point.

 

Je suis convoqué pour un entretien le 2 octobre. Celui-ci se passe très bien. J’apprends qu’une trentaine de personnes ont postulé et que six dossiers ont été retenus. Parmi les candidatures sélectionnées, je suis le seul journaliste de métier. Je me dis alors que j’ai toutes mes chances vu que, a priori, ma formation répond aux besoins.

 

Le 9 octobre, patatras. Un courrier des RH de la police m’informe que malgré les nombreux aspects positifs et la qualité de mon dossier, ma candidature n’a pas été retenue et que le choix s’est porté sur un autre candidat.

 

Début novembre, surprise. J’apprends que la personne choisie s’est finalement désistée. Je pense alors que le poste est toujours à repourvoir et que, peut-être, je vais avoir une nouvelle chance. Et bien pas du tout. Selon mes sources, utile expression journalistique, le poste va être remis au concours, mais à l’interne!

 

La moralité de cette affaire est que beaucoup de temps, d’énergie et d’argent ont été perdus et dépensés dans le vide. Tout ça pour ça. Tout ça pour rien.

 

DTT

 

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18/06/2014

Trop petits les Vernets? Et la Praille?

La Fan Zone fait le plein tous les soirs. Pour le plus grand bonheur des organisateurs et des amateurs de ballon rond. A priori, personne ne s’en plaint et surtout pas ceux qui vendent des bières, en l’occurrence ces mêmes organisateurs. Mais en limitant, pour des raisons de sécurité, à 7000 bipèdes chaque soir, quelque 2000 individus restent sur le carreau et ne peuvent pénétrer dans le lieu saint.

Alors, trop petits les Vernets? A la lecture de ces chiffres c’est évident. Pouvait-on aller ailleurs? Non, répond Sami Kanaan, le conseiller administratif en charge du dossier. Moi, modestement, je dis oui. Où ça? Dans le stade de Genève, à la Praille, tout simplement. Comme d’ailleurs cela se passe dans quelques enceintes, notamment en Allemagne.

Cette idée avait d’ailleurs été évoquée à l’été 2013 lors d’un déjeuner en compagnie de Sami Kanaan. Il suffisait, par exemple, d’installer l’inévitable écran géant d’un côté et une scène pour des spectacles de l’autre, recouvrir la pelouse et installer les incontournables stands de boissons et de nourriture. Cela aurait permis de rendre ce stade trop souvent vide un peu plus vivant.

Ce qui a cloché est que, selon mon petit doigt, l’ineffable patron du Servette FC et locataire des lieux, Hugh Quennec, ne voulait pas voir «son» stade réquisitionné par des hordes de joyeux fêtards. Reste quand même une question de fond, le boss des Grenat peut-il faire ce qu’il veut alors que le stade a été bien (trop?) soutenu par les pouvoirs publics?

Je dis ça, de dis rien, mais je pense que nos chers élus pourraient, devraient, intervenir. Après tout, il est à nous ce stade tristement inoccupé.

DTT

 

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21/05/2014

Musiciens locaux oubliés

Les nouveaux programmateurs de la Scène des Clubs des Fêtes de Genève, Isabelle Stefanini et Pierre-Michel Meier, sont deux personnes extrêmement sympathiques. Je dis ça sans aucun cynisme. Les fondateurs et organisateurs de la Fête de l’Espoir ont d’ailleurs prouvé, grâce à leur raout gratuit du Bout-du-Monde, qu’ils étaient en outre également généreux. Mais ces amoureux et passionnés de musique ont quand même un petit problème avec la scène locale.

En effet, comme l’a souligné l’association Genève Music dans un communiqué de presse envoyé aux médias jeudi 15 mai dernier, le duo a quasiment oublié les musiciens genevois lors des prochaines Fêtes de Genève. «Cette année, ces derniers se comptent sur les doigts d’une main (trois groupes genevois figuraient sur la programmation mise en ligne lundi 13 mai), contre plus d’une vingtaine l’an dernier, a constaté l’association. Cela alors même que l’invité officiel de cette année est… Genève qui fête le bicentenaire de son entrée dans la Confédération. Mais la Scène des Clubs du Jardin anglais, véritable vitrine musicale des Fêtes avec plus de 50 concerts gratuits, verra s’y produire une majorité des groupes et orchestres venant de France».

En tout cas, il fallait oser. Car ne pas proposer (ou si peu) d’orchestres locaux lors des Fêtes de Genève qui vont fêter... Genève, c’est un peu comme avoir comme hôte d’honneur la Chine et ne pas proposer de stands culinaires avec du riz.

On dira que c’est le Grand Genève musical.

DTT

 

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