08/12/2014

Ni gauche, ni gauche

Sur Facebook et sur son blog, le riche député MCG Ronald Zacharias ne cesse de critiquer la gauche et de dénigrer toutes les personnes (ces parias profiteurs) qui ne paient pas d'impôts. Ceux qui, dans le langage courant ou la vraie vie, on appelle des pauvres.

Le député sait-il qu’à Genève vivent plein de gens à tout petit revenu? Une population qui se compose notamment de travailleurs mal payés, de chômeurs, de retraités. Ceux qui ne parviennent pas à boucler les fins de mois. Je suis même certain que nombre d'entre eux paieraient volontiers des impôts s'ils le pouvaient.

Ronald Zacharias, lui, affirme que la gauche «manipule, instrumentalise ou achète par le biais notamment de l'aide sociale (nos impôts) toute personne susceptible de voter pour elle». En clair, que cette gauche encouragerait les gens à profiter du système.

Naïvement, je pense plutôt que plus il y a de chômeurs et plus cela profite au patronat et à la droite. En ayant du choix de main d’œuvre, ces patrons (pas tous heureusement) engageront évidemment des employés moins chers.

Il fut une époque où le MCG se disait ni gauche ni droite, ce qui a d’ailleurs séduit de nombreux Genevois dont un grand nombre de pauvres qui devenus sont membres du MCG. Je serais aujourd’hui curieux d’entendre ces militants modestes lorsqu’ils lisent ou entendent les discours de Ronald Zacharias.

DTT

 

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21/11/2014

La droite déclame son amour pour l'armée

A l’exception notable de mon confrère Pascal Décaillet qui a repris l’info dans le GHI, peu de médias l’ont relevé. Visiblement de la plus haute importance pour les députés de la droite genevoise. Celle-ci concerne un bataillon genevois de l’armée suisse qui pourrait tout bonnement disparaitre des effectifs de la grande muette dans le cadre d’économies programmées. Ainsi, mi-novembre les élus PLR, PDC, UDC et MCG ont voté une résolution invitant le Conseil d’Etat à tout mettre en œuvre auprès des autorités fédérales pour obtenir le maintien du Bataillon de carabiniers 14. Dans la foulée, trois élus genevois de Berne, les UDC Céline Amaudruz et Yves Nydegger ainsi que le MCG Roger Golay ont déposé une motion au Conseil national allant dans le même sens.

Faut-il ici rappeler à ces chers élus que Genève avait voté, en 1989, l’abolition de l’armée et que, globalement, le Canton n’a jamais été spécialement militariste? Et ce qu’il y également de dérangeant dans ces initiatives est que la droite genevoise, par le biais de ses textes, engage toute la population en disant que ce bataillon est très cher aux Genevois. Je cite : « Genève défend notre armée et souhaite le maintien du légendaire Bataillon de Carabiniers 14, dont les origines remontent au général Dufour ».

Et bien pas du tout. On s’en fout! Nous sommes nombreux à se moquer éperdument de ce machin gris-vert au bout du lac.

Allons, Mesdames, Messieurs de la droite genevoise, penchez-vous sur les vrais problèmes. En cherchant un peu, vous verrez qu’il y en a certains d'assez chauds et nettement plus importants.

 DTT

 

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17/11/2014

Mais où s'arrêtera Pierre Maudet?

«Le Blick cherchait le huitième conseiller fédéral. On dirait que Le Temps l'a trouvé ce matin en pages 2 et 3». «C'est vraiment hallucinant cette double page...» «Ça coûte combien une publicité en page 2 et 3 du Temps? » Sur Facebook, vendredi 14 novembre, les commentaires ironiques des journalistes se sont multipliés. L’objet de leur courroux ? Une double page dans le «média suisse de référence», excusez du peu, consacré à la délicate application de la votation contre l’immigration de masse où le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet explique comment il faut faire et propose carrément une feuille de route.

A Berne, c’est bien connu, tous les élus sont des incapables. Il n’y en a pas un qui a réussi à rendre compatible cette votation avec les accords que la Suisse a signés avec l’Union européenne. Mais le surdoué de la politique, chouchou des médias, gendre idéal, roi de la comm’, lui, il sait. D’ailleurs, et c’est écrit dans Le Temps, depuis le 9 février, «il consacre un quart de son temps aux conséquences de cette votation». Il n’en ferait pas un peu trop le jeune homme?

Au passage, on rappellera que la mission principale du trentenaire consiste à de se consacrer aux problèmes de sécurité dans le canton du bout du lac et de s’occuper de ses troupes. Et il a du pain sur la planche. Car là, on ne peut pas dire que l’ambiance est au beau fixe. Le dialogue est rompu avec les syndicats, la confiance est brisée avec sa base, la loi sur la police est contestée par référendum, les gardiens de prison en sous-effectifs sont furieux, l’IGS enquête à Curabilis (mais que se passe-t-il?), son couteux projet de fusion des pompiers «convergences» a été balayé, la responsable de formation des agents de détention est «out» et remplacée par une intérimaire, par ailleurs directrice d'une société d’assessments (bilan de compétences) qui a la police comme client. Ajoutons que Pierre 1er promet la construction d’établissements pénitentiaires sans en avoir ni le budget, ni le personnel…

Quand est-ce que Didier Burkhalter prend sa retraite?

DTT

 

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