18/02/2015

La police genevoise s'internationalise

Alors, comme ça, il n’y aura pas d’étrangers ni de frontaliers au sein de la police cantonale? C’est, tout du moins, ce qu’affirment les partisans du oui à la LPol. Le problème est qu'il y en a déjà. En effet, à la lecture du GHI du mardi 18 février, on apprend que Pierre Maudet veut «créer une unité entièrement dédiée à la mission de police de proximité au sein de la police cantonale». Mais avec qui?

C’est plus loin dans le même article que l’un des secrétaires adjoints de son département précise que cette création passera par une augmentation des effectifs. «Les effectifs de la police cantonale de proximité se montent actuellement à 151 agents DONT 28 ASSISTANTS DE SECURITE PUBLIQUE (ASP), dit-il. Pour fonctionner de manière idéale, il faudrait les augmenter d’environ 150 agents».

Pour mémoire, les ASP de catégorie 3 ou 4 sont armés, n’ont pas de brevet fédéral, sont sous payés et ne sont pas forcément Suisses. Ils font toutefois visiblement partie de la police cantonale, déjà aujourd’hui, et effectuent donc des missions de police.

Ainsi, il n’y aura donc pas d’étrangers ou de frontaliers dans la police cantonale?

DTT

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03/02/2015

Le chômeur genevois prioritaire? Un gag!

Journaliste sans emploi fixe depuis février 2014, je cherche intensément du travail depuis. Au niveau de la presse écrite, c’est la soupe à la grimace. Trop vieux, trop cher, les éditeurs doivent économiser car les médias vont mal.

Je cherche donc dans le service public. Dans le petit Etat et le grand Etat. Si si, vous savez, ces entités qui sont censées appliquer une directive de Mauro Poggia, ministre en charge du Département de l’emploi, qui vise à prioriser l’embauche de chômeurs genevois… la fameuse préférence cantonale.

Ces douze derniers mois, j’ai ainsi postulé à la police cantonale qui recherchait un chargé d’information et communication afin de renforcer son service de presse. Mon profil correspondant totalement aux spécificités de ce poste, ma candidature a été retenue et j’ai été reçu. L’entretien s’est très bien déroulé. Plus tard, les ressources humaines m’informaient toutefois que, malgré mes compétences et «les nombreux aspects positifs qui ressortent de mon dossier», ma candidature n’était finalement pas acceptée. Aux dernières nouvelles, la candidate choisie s’est finalement rétractée et personne n’a été engagé.

Parallèlement, suite à une invitation de l’Office cantonal de l’emploi (OCE), j’ai postulé au Département de l’instruction publique qui cherchait un responsable de communication. Là aussi, un job dans mes cordes. Je n’ai jamais été reçu et ma candidature a été refusée. L’heureux élu, un confrère journaliste, n’était pas au chômage.

Les Hôpitaux universitaires cherchaient également un responsable de communication-presse. Postulation effectuée. Mais pas d’entretien, contrairement à d’autres, et au final un courriel m’informant que ma candidature n’a pas été retenue. Sans autre explication.

Le Musée d’ethnographie avait besoin d’un porte-parole. Envoi de dossier et tutti quanti. Mais pas d’entretien et refus.

Last but not least. L’Etat veut repourvoir le poste de responsable de communication au Département présidentiel. J’ai, là aussi, envoyé un dossier. Sans surprise, je n’ai eu aucun entretien à ce jour.

No comment.

 DTT

 

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14/12/2014

Les raisons de la colère

Les gendarmes sont tristes. Les gendarmes sont en colère. Dimanche 7 décembre, l’un des leurs s’est suicidé. Le jour de ses 30 ans. Il était sous enquête de justice pour homicide par négligence et abus d’autorité. Pour mémoire, ce jeune gendarme était intervenu à Meyrin avec un collègue, dans la nuit du 10 au 11 octobre 2013, suite à un appel téléphonique. Ce dernier provenait d’une famille qui avait alerté la police car l’un de ses membres, un homme de 37 ans atteint de schizophrénie paranoïde, était en pleine crise.

L’intervention sera musclée. Les deux gendarmes sont obligés de maitriser et de mettre à terre le violent malade pour lui passer des menottes. Au cours de l’opération, un policier est mordu par l’interpellé qui fera ensuite un malaise et décédera. Accident? Bavure? C’est à l’enquête de le déterminer.

Le lundi qui a suivi son suicide, le jeune gendarme était convoqué dans le bureau du Procureur général. Que s’est-il passé pour qu’il en arrive là ? Que risquait-il? On ne le saura sans doute jamais.

La seule chose qui est sûre est que les gendarmes, pour travailler dans de bonnes conditions, doivent être soutenus. Par leur hiérarchie. Mais aussi par la population qu’ils servent. Car ils ne font pas un métier facile, mais ce sont aussi et avant tout des êtres humains.

Ce double drame le rappelle tristement. Surtout que ce n’est pas le premier.

DTT

 

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