17/11/2014

Mais où s'arrêtera Pierre Maudet?

«Le Blick cherchait le huitième conseiller fédéral. On dirait que Le Temps l'a trouvé ce matin en pages 2 et 3». «C'est vraiment hallucinant cette double page...» «Ça coûte combien une publicité en page 2 et 3 du Temps? » Sur Facebook, vendredi 14 novembre, les commentaires ironiques des journalistes se sont multipliés. L’objet de leur courroux ? Une double page dans le «média suisse de référence», excusez du peu, consacré à la délicate application de la votation contre l’immigration de masse où le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet explique comment il faut faire et propose carrément une feuille de route.

A Berne, c’est bien connu, tous les élus sont des incapables. Il n’y en a pas un qui a réussi à rendre compatible cette votation avec les accords que la Suisse a signés avec l’Union européenne. Mais le surdoué de la politique, chouchou des médias, gendre idéal, roi de la comm’, lui, il sait. D’ailleurs, et c’est écrit dans Le Temps, depuis le 9 février, «il consacre un quart de son temps aux conséquences de cette votation». Il n’en ferait pas un peu trop le jeune homme?

Au passage, on rappellera que la mission principale du trentenaire consiste à de se consacrer aux problèmes de sécurité dans le canton du bout du lac et de s’occuper de ses troupes. Et il a du pain sur la planche. Car là, on ne peut pas dire que l’ambiance est au beau fixe. Le dialogue est rompu avec les syndicats, la confiance est brisée avec sa base, la loi sur la police est contestée par référendum, les gardiens de prison en sous-effectifs sont furieux, l’IGS enquête à Curabilis (mais que se passe-t-il?), son couteux projet de fusion des pompiers «convergences» a été balayé, la responsable de formation des agents de détention est «out» et remplacée par une intérimaire, par ailleurs directrice d'une société d’assessments (bilan de compétences) qui a la police comme client. Ajoutons que Pierre 1er promet la construction d’établissements pénitentiaires sans en avoir ni le budget, ni le personnel…

Quand est-ce que Didier Burkhalter prend sa retraite?

DTT

 

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12/11/2014

Une bien curieuse offre d’emploi

 

Eté 2014, suite à une annonce sur le site internet de l’Etat de Genève, je postule à la police cantonale pour une place de travail au service de presse pour le 1er novembre. Selon le souhait du magistrat, ce service aurait besoin d’une personne extérieure pour collaborer avec les policiers en place. Les caractéristiques du job correspondent à 100% à mes compétences et, surtout, ce travail m’intéresse au plus haut point.

 

Je suis convoqué pour un entretien le 2 octobre. Celui-ci se passe très bien. J’apprends qu’une trentaine de personnes ont postulé et que six dossiers ont été retenus. Parmi les candidatures sélectionnées, je suis le seul journaliste de métier. Je me dis alors que j’ai toutes mes chances vu que, a priori, ma formation répond aux besoins.

 

Le 9 octobre, patatras. Un courrier des RH de la police m’informe que malgré les nombreux aspects positifs et la qualité de mon dossier, ma candidature n’a pas été retenue et que le choix s’est porté sur un autre candidat.

 

Début novembre, surprise. J’apprends que la personne choisie s’est finalement désistée. Je pense alors que le poste est toujours à repourvoir et que, peut-être, je vais avoir une nouvelle chance. Et bien pas du tout. Selon mes sources, utile expression journalistique, le poste va être remis au concours, mais à l’interne!

 

La moralité de cette affaire est que beaucoup de temps, d’énergie et d’argent ont été perdus et dépensés dans le vide. Tout ça pour ça. Tout ça pour rien.

 

DTT

 

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18/06/2014

Trop petits les Vernets? Et la Praille?

La Fan Zone fait le plein tous les soirs. Pour le plus grand bonheur des organisateurs et des amateurs de ballon rond. A priori, personne ne s’en plaint et surtout pas ceux qui vendent des bières, en l’occurrence ces mêmes organisateurs. Mais en limitant, pour des raisons de sécurité, à 7000 bipèdes chaque soir, quelque 2000 individus restent sur le carreau et ne peuvent pénétrer dans le lieu saint.

Alors, trop petits les Vernets? A la lecture de ces chiffres c’est évident. Pouvait-on aller ailleurs? Non, répond Sami Kanaan, le conseiller administratif en charge du dossier. Moi, modestement, je dis oui. Où ça? Dans le stade de Genève, à la Praille, tout simplement. Comme d’ailleurs cela se passe dans quelques enceintes, notamment en Allemagne.

Cette idée avait d’ailleurs été évoquée à l’été 2013 lors d’un déjeuner en compagnie de Sami Kanaan. Il suffisait, par exemple, d’installer l’inévitable écran géant d’un côté et une scène pour des spectacles de l’autre, recouvrir la pelouse et installer les incontournables stands de boissons et de nourriture. Cela aurait permis de rendre ce stade trop souvent vide un peu plus vivant.

Ce qui a cloché est que, selon mon petit doigt, l’ineffable patron du Servette FC et locataire des lieux, Hugh Quennec, ne voulait pas voir «son» stade réquisitionné par des hordes de joyeux fêtards. Reste quand même une question de fond, le boss des Grenat peut-il faire ce qu’il veut alors que le stade a été bien (trop?) soutenu par les pouvoirs publics?

Je dis ça, de dis rien, mais je pense que nos chers élus pourraient, devraient, intervenir. Après tout, il est à nous ce stade tristement inoccupé.

DTT

 

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