13/08/2015

Fêtes de Genève: on va réinventer la roue

Je sens que l’on n’a pas fini de rire. Les Fêtes de Genève, populaires s’il en est, viennent de se terminer sans que son succès ne soit remis en cause. Il suffisait de se rendre au bord du lac au moins une fois pour s’en rendre compte, il y avait du monde et le public – Genevois ou touristes - avait le sourire. C’est trop cher disent certains, mais les concerts sont gratuits. Les boissons et tours en carrousels, eux, sont payants. Chers? Sans doute. Mais peut-être que si le prix de location était moins élevé, les consommations baisseraient également… Et rappelons que, globalement, les Fêtes ne coûtent pas grand-chose pour le contribuable.

Pour l’an prochain, on va rire parce que de nombreux bien-pensants remettent tout en cause et veulent tout changer. La fête dérange les culs coincés, c’est trop long, trop bruyant. Mais changer quoi, comment, avec qui? On ne sait pas. Des conseillers extérieurs ont été engagés pour repenser l’événement. Le plus grand mystère règne autour d’une utopique nouvelle formule.

Selon ce que je sais, et c’est totalement étonnant, les principaux acteurs du raout n’ont pas été consultés pour ce futur projet. Je veux ici parler des forains, des musiciens locaux, des associations culturelles, des tenanciers de bars et buvettes, voire les organisateurs de la Lake Parade, car cette dernière pourrait logiquement être réintégrée dans la fiesta.

Attendons donc de voir quelles surprises nous concocteront les grands penseurs et comment ils vont réinventer la roue. LOL?

DTT

 

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21/05/2015

Prisons genevoises: le chaos sans fin

Ecrire que c’est le bordel au sein des prisons genevoises relève de l’euphémisme. Depuis des années, on ne compte plus les changements de directeurs d’établissements pénitentiaires, les rocades, les nominations et mutations à la tête de l’Office cantonal de la détention, les plaintes et colères des gardiens, la surpopulation carcérale, l’engagement de coaches, les employés suspendus, les enquêtes administratives, les procédures pénales, les dysfonctionnements et le drame de la Pâquerette, les apéros de Favra, les évasions à la Clairière, le braquage dans la maison d’arrêt de Montfleury, etc. etc. N’en jetez plus!

Mais ce n’est pas fini. Dernier épisode en date? Après avoir viré le directeur de Curabilis, le département a nommé pour le remplacer ad interim un ancien patron de la Brenaz. Ce dernier, qui avait été éjecté de son ancien poste suite à des plaintes pour harcèlement, est à nouveau accusé de… harcèlement par un collègue.

Mais, visiblement soutenu par sa hiérarchie et alors que l’enquête débute, l’homme vient d’interdire à son outrecuidant accusateur de venir travailler. Résultat, le collaborateur reste chez lui et sera payé à ne rien faire. Il est officiellement libéré de l’obligation de travailler mais non suspendu.

Si les détenus, devant tant de désorganisation peuvent réellement se marrer, les Genevois riront nettement moins sachant que ce sont eux qui paient toutes les factures résultant de ce capharnaüm.

Au fait, y’a-t-il un pilote dans l’avion?

DTT

 

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07/05/2015

On nous prend vraiment pour des cons

La préférence cantonale? Chômeurs prioritaires? Une plaisanterie! Journaliste sans travail fixe depuis février 2014, j’ai postulé au service presse de la police, au Département de l’instruction publique, aux Hôpitaux universitaires, au Musée d’ethnographie et au Département présidentiel. Toutes des entités publiques soumises, logiquement, à une directive cantonale qui vise à prioriser l’embauche de chômeurs genevois…

Tous les services cités plus haut recherchaient une personne avec mes qualifications et qui correspondaient au profil demandé. A chaque fois, il s’agissait d’un emploi au service presse et communication.

Résultat? A l’exception de la police genevoise avec qui j’ai eu un entretien et qui finalement n’a engagé personne (!), pas une rencontre, rien, nada. Le désert. Aucune possibilité de discuter, de convaincre, de tenter de se «vendre». Au final, un simple courrier pour m’annoncer que je n’étais pas choisi. Circulez, il n’y a rien à voir.

On ajoutera encore que, théoriquement, les entités publiques concernées par la directive doivent contacter en priorité l’Office cantonal de l’emploi (l’OCE) lorsqu’elles ouvrent un poste. A charge ensuite à l’OCE de prévenir les chômeurs correspondant à la demande. Dans mon cas, sauf pour le poste au Département de l’instruction publique, l’OCE ne m’a jamais contacté.

J'ose l'affirmer. La directive n’est absolument pas appliquée. Elle reste au stade des intentions. Cela s’appelle du vent.

Dégouté je suis.

DTT

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