10/11/2015

L’aberrante organisation du chômage

Lorsque vous vous retrouvez au chômage, vous vous retrouvez en mains d’un conseiller en personnel. Mais que vous soyez journaliste, boulanger, maçon, mathématicien ou autre, c’est un seul et unique conseiller - celui qui vous aura été désigné - qui s’occupe de votre cas. Car chaque conseiller doit être polyvalent, malgré le fait évident que chaque profession possède ses propres caractéristiques.

Cette absurdité a pour conséquence que le pauvre conseiller ne conseille pas grand-chose puisque qu’il n’a pas de réseau spécifique, ni de connaissances particulières pour chaque profession. Le bon à tout devient bon à rien, disait l’autre.

Cette organisation originale a une autre conséquence aberrante puisque ce conseiller est censé, chaque jour, faire le tour des postes de travail ouverts au sein de l’Office cantonal de l’emploi pour les communiquer à «ses» clients. Mais vu la multiplication des profils différents de ses chômeurs, il consacre dix fois plus de temps (lorsqu’il en a) à cette tâche.

Il fut une période, pourtant pas si lointaine, où chaque conseiller avait ses spécialités et ne travaillait que dans un domaine, s’occupant de branches professionnelles précises. On ne peut que se demander ce qui est passé par la tête du technocrate de l’époque qui a modifié un système logique et qui a fait ses preuves.

DTT

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01/09/2015

Les aventures d’un chômeur senior en fin de droit (suite)

On en apprend tous les jours. Figurez-vous que, arrivé au terme de mes indemnités chômage, n’étant toujours pas parvenu à retrouver du travail fixe, je suis allé me renseigner auprès de l’Hospice général pour savoir comment se passera la suite. Là, compte tenu ma situation, on m’informe qu’il faut s’adresser au SPC, le Service des prestations complémentaires.

Les démarches administratives remplies, et oui pour déposer une demande il faut réunir des dizaines et des dizaines de papiers et documents pour prouver que, bien qu’au chômage, le demandeur n’a plus de revenus, la réponse arrive. Chouette, la demande est acceptée. Sauf que… en y regardant de plus près, aucune aide n’est apportée.

La raison? Le SPC calcule ce qu’il nomme le revenu déterminant. C’est sur cette base que sont accordées ou non des prestations. Et c’est là que cela devient de la pure science-fiction car, dans le calcul de ce fameux revenu déterminant, le SPC additionne des sommes que vous POURRIEZ gagner en travaillant, cela s’appelle des gains potentiels, mais que vous n’avez évidemment pas puisque… vous n’avez pas de boulot.

En clair, on calcule de l'argent que vous ne possédez pas pour décider ensuite de ne pas vous aider. Tout ça dans la plus grande légalité!

Moralité: pour l’autochtone, l’aide sociale est tout autant virtuelle que la FAMEUSE directive visant à privilégier le chômeur local à la recherche d’un job dans le secteur public.

Chômeur genevois: démerde-toi.

Pauvre canton.

DTT

 

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18/08/2015

Les aventures d’un chômeur senior en fin de droit

Voilà, l’heure du bilan est arrivée. Après 18 mois et des poussières de chômage, je suis parvenu au terme de mes indemnités. En septembre prochain, ce sont en principe les services sociaux qui prendront le relais de l’Office cantonal de l’emploi (OCE) afin que je puisse payer mes factures courantes.

Que dire? J’ai postulé, au bas mot, une vingtaine de fois pour des places  de travail, principalement dans la communication, au sein du Grand Etat et/ou d’institutions subventionnées par l’argent public. Non seulement, à ce jour, je n’ai pas trouvé de travail fixe, mais je n’ai eu que 3 (TROIS) entretiens pour un emploi. Je précise ici que ces occupations, objectivement, correspondaient totalement à ma formation de journaliste quinquagénaire.

Ainsi, malgré la directive cantonale qui vise à favoriser le retour en emploi des chômeurs il ne s’est donc rien passé. Pire, à une seule et unique reprise, l’OCE m’a assigné à un poste, qui plus est dans le canton de Vaud. Je rappelle que, théoriquement, tous les services publics à la recherche de personnel doivent contacter prioritairement l’OCE qui se charge ensuite de communiquer l’information au demandeur.

Peut-être suis-je une exception mais cela n’a pas fonctionné. C’est moi qui, à chaque postulation, précisait que je devais théoriquement bénéficier des avantages de cette directive. Rien n’y a fait.

Mais lorsque l’on sait que, au sein de l’OCE, c’est le service «employeurs» (https://www.ge.ch/emploi-entreprises/doc/contactsSE.pdf) qui est chargé du suivi et de l’application de cette fameuse directive et qu’ils sont moins de dix bipèdes à se consacrer à cette tâche, on se doute bien que cela est un peu léger pour s’occuper des milliers de chômeurs du canton.

Moralité: la préférence cantonale est sans doute une bonne et logique idée mais comme les moyens sont clairement insuffisants pour qu’elle soit appliquée (et c’est le cas), elle ne sert simplement et strictement à rien.

DTT

 

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