21/05/2015

Prisons genevoises: le chaos sans fin

Ecrire que c’est le bordel au sein des prisons genevoises relève de l’euphémisme. Depuis des années, on ne compte plus les changements de directeurs d’établissements pénitentiaires, les rocades, les nominations et mutations à la tête de l’Office cantonal de la détention, les plaintes et colères des gardiens, la surpopulation carcérale, l’engagement de coaches, les employés suspendus, les enquêtes administratives, les procédures pénales, les dysfonctionnements et le drame de la Pâquerette, les apéros de Favra, les évasions à la Clairière, le braquage dans la maison d’arrêt de Montfleury, etc. etc. N’en jetez plus!

Mais ce n’est pas fini. Dernier épisode en date? Après avoir viré le directeur de Curabilis, le département a nommé pour le remplacer ad interim un ancien patron de la Brenaz. Ce dernier, qui avait été éjecté de son ancien poste suite à des plaintes pour harcèlement, est à nouveau accusé de… harcèlement par un collègue.

Mais, visiblement soutenu par sa hiérarchie et alors que l’enquête débute, l’homme vient d’interdire à son outrecuidant accusateur de venir travailler. Résultat, le collaborateur reste chez lui et sera payé à ne rien faire. Il est officiellement libéré de l’obligation de travailler mais non suspendu.

Si les détenus, devant tant de désorganisation peuvent réellement se marrer, les Genevois riront nettement moins sachant que ce sont eux qui paient toutes les factures résultant de ce capharnaüm.

Au fait, y’a-t-il un pilote dans l’avion?

DTT

 

15:31 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

07/05/2015

On nous prend vraiment pour des cons

La préférence cantonale? Chômeurs prioritaires? Une plaisanterie! Journaliste sans travail fixe depuis février 2014, j’ai postulé au service presse de la police, au Département de l’instruction publique, aux Hôpitaux universitaires, au Musée d’ethnographie et au Département présidentiel. Toutes des entités publiques soumises, logiquement, à une directive cantonale qui vise à prioriser l’embauche de chômeurs genevois…

Tous les services cités plus haut recherchaient une personne avec mes qualifications et qui correspondaient au profil demandé. A chaque fois, il s’agissait d’un emploi au service presse et communication.

Résultat? A l’exception de la police genevoise avec qui j’ai eu un entretien et qui finalement n’a engagé personne (!), pas une rencontre, rien, nada. Le désert. Aucune possibilité de discuter, de convaincre, de tenter de se «vendre». Au final, un simple courrier pour m’annoncer que je n’étais pas choisi. Circulez, il n’y a rien à voir.

On ajoutera encore que, théoriquement, les entités publiques concernées par la directive doivent contacter en priorité l’Office cantonal de l’emploi (l’OCE) lorsqu’elles ouvrent un poste. A charge ensuite à l’OCE de prévenir les chômeurs correspondant à la demande. Dans mon cas, sauf pour le poste au Département de l’instruction publique, l’OCE ne m’a jamais contacté.

J'ose l'affirmer. La directive n’est absolument pas appliquée. Elle reste au stade des intentions. Cela s’appelle du vent.

Dégouté je suis.

DTT

08:18 | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | | |

26/04/2015

En Suisse, on promeut la Suisse, sauf la musique

Ces derniers mois, voire ces dernières années, les publicitaires du pays ne cessent de promouvoir la Suisse. Sous toutes ses formes et ses produits. Sucres, fromages, viandes, banques, assurances, etc., sont estampillés suisses lors des pubs audio-visuelles. On parle aussi des produits de la région. Tomates, poissons, œufs sont de provenance locale. Tout cela pour inciter, encourager, le consommateur à acheter local. Ces publicités sont intéressantes.

La musique actuelle, elle, curieusement, ne bénéficie pas des mêmes appuis. Pour tenter d’y remédier, l’ancien conseiller national Luc Barthassat a ainsi déposé, en septembre 2013, une motion visant à instaurer des quotas musicaux dans les radios et télévisions du pays, des quotas qui impliquent qu'au moins 25 pour cent de la musique diffusée soit produite en Suisse.

Ceci aurait pour conséquence de l’emploi, une reconnaissance, une émulation et d’incontestables retombées économiques pour le monde local de la musique. Comme c’est le cas en France, en Finlande, au Québec et dans plein d’autres pays dans le monde qui ont instauré des quotas.

Cette motion déposée par Luc Barthassat, élu depuis lors au Conseil d’Etat genevois, a été reprise par Guillaume Barazzone. Rappelons que le texte a été a été cosigné par Céline Amaudruz (UDC), Yannick Buttet (PDC), Raymond Clottu (UDC), Oskar Freysinger (UDC), Jean-Pierre Grin (UDC), Jean-Paul Gschwind (PDC), Jacques-André Maire (PS), Jacques Neirynck (PDC), Mathias Reynard (PS) et Manuel Tornare (PS).

On le sait, pour des raisons finalement assez obscures, le Conseil fédéral recommande de rejeter cette motion. Mais ce n’est pas lui qui décide. Ce sont les élus du peuple. On attend d’eux qu’ils se bougent les fesses avant que cette motion ne devienne caduque pour cause de délai. Merci.

DTT

 

11:12 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |