17/10/2013

Une ouverture de législature qui promet

Le Grand Conseil genevois verra les 100 nouveaux députés prêter serment le 7 novembre à 17 heures. Comme le veut la tradition, lorsque débute une nouvelle législature, le maître de céans est d’office le député le plus âgé. Ainsi, logiquement, c’est l’UDC Michel Amaudruz (74 ans), papa de Céline, qui doit diriger les débats jusqu’à la nomination du nouveau président élu par ses pairs.

Les services du Grand Conseil ont toutefois un petit souci puisque le septuagénaire est actuellement en Asie du sud-est et n’est donc pas là pour préparer la cérémonie. Si Michel Amaudruz ne revenait pas à Genève assez vite, ce serait alors à l’un des deux anciens conseillers d’Etat, le MCG et ex-PDC Philippe Joye ou Christian Grobet, d’Ensemble à gauche, tous deux 72 ans, de présider la séance.

Et c’est à ce moment-là que le néo blogueur que je suis doit bien choisir ses mots pour éviter de passer pour un gérontophobe. Objectivement, on l’a notamment vu lors de leurs passages à Genève à Chaud chez mon confrère Pascal Décaillet, tant le respectable Philippe que le non moins estimable Christian ont, disons, quelques petits problèmes d’élocution, voire de concentration. Des difficultés qui, soit dit en passant, ne les empêchent pas de faire preuve d’une redoutable lucidité intellectuelle.

Tout cela pour dire que, au cas où papa Michel ne reviendrait pas dans les plus brefs délais, une ouverture de législature parlementaire pilotée par Philippe ou Christian serait tout simplement mémorable. Dans le sens joyeux et tendre du terme.

D.T.T.

 

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14/10/2013

Pourquoi je ne travaille plus au Matin

Je suis un mauvais journaliste. Si, si. C’est ce que l’on m’a souvent répété les derniers mois où je travaillais à la rédaction du Matin. On m’a dit ou écrit que mes enquêtes n’étaient pas abouties, que j’écrivais avec les pieds ou encore que mes textes ressemblaient à de la bouillasse. En fait, je rédigeais tellement mal que les derniers temps passés au sein du quotidien orange, pratiquement plus aucun de mes sujets n’était publié.

Plus précisément, j’ai commencé à être spécialement mauvais le 28 juin 2013. C’est à ce moment-là que Pierre Maudet, mécontent d’articles touchant son département de la sécurité, s’est plaint par lettre auprès de ma rédactrice en chef. Ce qui est son droit le plus strict. Ma cheffe et moi avons alors décidé, malgré mes réticences, de répondre à des accusations qui mettaient en cause mon intégrité professionnelle.

Mais les réponses que nous lui avons apportées ne l’ont visiblement pas satisfait puisque, quelques semaines plus tard, le magistrat a alors envoyé un courriel à ma rédactrice en chef pour lui faire part, une nouvelle fois, de son mécontentement. Je ne connais pas la teneur exacte du contenu de cet email puisque je ne l’ai pas lu et n’en ai pas de copie. Je n’ai d’ailleurs aucune copie de ces échanges malgré mes nombreuses demandes.

Dès lors, plus aucun sujet de ma plume touchant le département de la sécurité n’a été retenu. Et ce qui devait arriver arriva. Ne pouvant plus travailler en confiance avec ma rédaction en chef, j’ai été licencié le 25 septembre d’un commun accord et, comme le veut la formule, en bonne intelligence.

Chacun en tirera les conclusions qu’il veut. En ce qui me concerne, je trouve regrettable que Pierre Maudet, réel homme d’Etat mais si chatouilleux en matière de communication, n’accepte pas la critique. Celle-ci fait pourtant partie du jeu de la démocratie. Quant à ma désormais ex-rédactrice en cheffe, je ne peux que constater que, in fine, elle a plus fait confiance à un personnage extérieur à la rédaction qu’à son propre collaborateur. Un collaborateur qu’elle était venue chercher début 2012 pour son réseau et la qualité de ses informations.

 

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