16/11/2013

Le Conseil fédéral n’aime pas ses musiciens

Ce Conseil fédéral est pathétique. Nos sept «sages» ont en effet estimé que la motion du conseiller national PDC Luc Barthassat, qui vise à instaurer un quota de 25% de musique produite en Suisse dans les radios et télévisions, n’était pas une option valable. Que vise pourtant cette motion? Rien d’autre que de permettre à des artistes du pays de vivre. Car des musiciens en Suisse, il y en a plein, des mauvais mais aussi des bons et des très bons.

Le problème est que ces gens ne peuvent pas se faire entendre puisque, spécifiquement, les radios FM locales, ne diffusent jamais leurs œuvres. De fait, les seuls Suisses «romands» qui arrivent à vivre de leur art s’appellent Alain Morisod, Henri Dès ou encore Stefan Eicher.

Mais l’attitude du CF, qui compte d’ailleurs en la personne d’Alain Berset un pianiste correct, est tout simplement incompréhensible. L’instauration de quotas non seulement ne coûte rien mais peut assurément rapporter. A tous les niveaux. On le voit dans tous les pays qui soutiennent, par ce biais, leurs artistes.

Cela dit, nos ministres n’ont pas grand-chose à dire encore. Ils auraient d’ailleurs bien fait de se taire puisque la motion doit encore être discutée par les élus des Chambres fédérales. Espérons qu’eux, au moins, auront l’oreille musicale.

DTT

 

Lire la suite

16:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

04/11/2013

Les étranges silences du PLR

Dans l’affaire des éoliennes des SIG, tout le monde le reconnait, le si dérangeant Eric Stauffer a joué un rôle déterminant. On a même pu lire dans un communiqué que les discussions avec la société tessinoise Ennova ont été organisées «sous l'égide du Département de la sécurité, avec la participation déterminante du député MCG».

Il est évident que le bouillant élu n’a pas pu agir de son propre chef et à sa seule initiative. D’ailleurs, de quel droit et à quel titre aurait-il pu intervenir? Il n’est que député et n’est plus membre du conseil d’administration de la régie publique.

Comme le disait le magnifique Michel Audiard, «il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages», en clair, il ne faut pas nous prendre pour des idiots. Si Eric Stauffer est parvenu à dealer cette opération, c’est qu’il avait reçu l’aval et l’accord de Pierre Maudet, ministre de tutelle des SIG.

Ces deux hommes, ennemis politiques d’hier, ont donc pactisé. Le leader de ce fameux parti populiste, si détestable pour les partis gouvernementaux, a ainsi fait copain – copain (et inversement) avec la locomotive électorale du PLR.

Ceci explique-t-il cela? Au PLR, les nombreux ennemis du MCG se sont murés dans un silence qui en dit long depuis qu’Eric Stauffer collabore avec Pierre Maudet. Vous avez dit embarras?

DTT

 

09:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/10/2013

Tout pour la musique

Taboo, Tribe Of One, Gisèle Ratzé, Metro, Aloan, Alenko, Breeze, Papa Fred, Duty Free, etc. Ces noms ne vous disent rien? Normal, ce sont des artistes ou groupes pop-rock romands qui, lors de ces trente dernières années, ont sorti des albums tout simplement formidables mais auxquels le grand public n’a jamais eu accès car les radios romandes n’aiment pas les artistes romands. Un triste constat, les musiciens de chez nous sont globalement boudés par les médias audio-visuels de chez nous.

Pour changer les choses, Luc Barthasssat, conseiller national PDC, a ainsi déposé une motion au Parlement fédéral. Il demande à ce que 25% de productions autochtones soient diffusées sur les ondes des radios locales, privées et publiques. Mais ces dernières auraient peur. Prétextant qu’il n’y a pas assez d’artistes, que ce n’est pas assez bon ou qu’il y a un risque commercial, elles ne semblent pas prêtes à jouer le jeu, préférant diffuser ce que d’autres, à commencer par l’ogre NRJ, dictent depuis des années. Quel courage!

Doit-on rappeler ici que les Suisses sont parmi les plus mélomanes du monde? On estime en effet que dans chaque famille du pays, il y a au moins un musicien. Ce qui n’est pas rien.

D’autre part, de nombreux pays ont choisi de soutenir leur scène locale et partout ça marche. Cela crée de l’émulation et fait travailler de nombreux artisans. Allons mesdames et messieurs les programmateurs romands: osez!

 

16:51 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |