11/03/2014

Pierre Maudet et les gardiens de prison

 

Pour certains, Pierre Maudet est un surdoué de la politique, un véritable OVNI. Pour d’autres, il ne s’agit que d’un ambitieux et opportuniste avide de pouvoir. Pour d’autres encore, le trentenaire est surtout le champion du «faire savoir» à défaut du «savoir-faire». Une chose est sûre, l’homme sait communiquer et n’aime pas la critique. Et je suis bien placé pour le savoir lui qui, alors que je travaillais encore au Matin, n’avait cessé de se plaindre auprès de ma rédaction en chef d’articles de ma plume mettant en cause des problèmes dans son département.

Aujourd’hui, alors que le feu brûle à Champ-Dollon, Pierre Maudet se fait relativement discret. Il a beau souligner le travail des gardiens de la prison tout en surveillant les propos du directeur de l’établissement devant les médias, les employés n’ont pas la mémoire courte. En effet, à peine élu au Conseil d’Etat, le jeune PLR avait décidé de modifier le statut particulier des futurs gardiens de prison. Il voulait transformer ces hommes et ces femmes en «simples» fonctionnaires. Un peu comme si ce job n’était pas quand même un peu particulier et, surtout, très dangereux.

La question est donc de savoir si Pierre Maudet maintiendra ou non son souhait de modifier, par le bas, les conditions de travail de ces gardiens qui effectuent une tâche qui mérite surtout notre considération et notre respect. Et, surtout, qu’ils puissent garder leurs avantages.

DTT

 

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05/03/2014

Moins de musique aux Fêtes de Genève

Pour son édition 2014, après avoir supprimé la scène du FunkyTown (rive gauche) et la scène Wilson (rive droite), le comité des Fêtes de Genève a décidé de confier la programmation des concerts de la scène des Clubs du Jardin anglais aux organisateurs de la Fête de l’Espoir. Ce changement a été effectué un peu à la surprise générale car les anciens programmateurs ont non seulement donné satisfaction pendant des années et auraient souhaité poursuivre l’aventure.

De très nombreux orchestres régionaux (une bonne centaine) se sont ainsi produits sur cette scène, participant ainsi à la promotion du raout, pour le plus grand bonheur du public, des stands et des touristes puisque la majorité de ces groupes jouent des reprises de chansons internationales.

C’est avec tristesse que les musiciens genevois ont appris que, cet été, aucun de ces orchestres régionaux ayant joué ces deux dernières années ne pourra se produire aux Fêtes de Genève. Les nouveaux programmateurs ont en effet un mandat qui porte sur un renouvellement des artistes programmés sur la scène des Clubs.

 

Du coup, avec deux scènes de moins et une programmation sûrement moins cantonale, et peut-être moins festive, les Fêtes de Genève se passeront logiquement d’un grand nombre de musiciens du crû. Ce qui est très dommage. Surtout lorsque l’on commémore les 200 ans de l’entrée de… Genève dans la Confédération!

 

DTT

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27/02/2014

Prison poudrière ou eldorado?

Plus de 800 personnes sont détenues à Champ-Dollon. Globalement, si elles s’y trouvent, c’est qu’elles ont commis des actes répréhensibles. Très souvent au détriment de citoyens honnêtes. Des gens qui ont été volés ou agressés. Les victimes, ce sont ces personnes-là. Vous savez, ceux dont on ne parle pas, les laissant seules avec leurs cicatrices, qu’elles soient psychologiques ou physiques. Ou les deux.

Les détenus, dans leur écrasante majorité, viennent de pays pauvres, voire très pauvres, et débarquent en Suisse parce que l’argent semble si facile. Ils viennent en n’ayant absolument rien à perdre. Un exemple? Au Mali, le salaire moyen est de 50 francs mensuels. Ainsi, le requérant délinquant de ce pays peut carrément gagner plus d’argent en travaillant… dans la prison genevoise! On ne parle pas non plus des conditions réellement inhumaines de détention dans les pays d’origine de ces indélicats, ni de l’attitude de la police locale, souvent violente et corrompue.

Il ne s’agit pas de stigmatiser les étrangers, loin de là car ce n’est pas mon genre. Mais il faut simplement remettre l’église au milieu du village. Nous avons d’un côté, des personnes emprisonnées, défendues par des avocats payés par le contribuable, et de l’autre des victimes qui n’ont que les yeux pour pleurer.

Dire que demain, certains détenus seront sans doute indemnisés car trop à l’étroit dans leur cellule (merci le Tribunal fédéral), va faire bondir la population résidente. Et encouragera inévitablement d’autres individus mal intentionnés à venir faire un petit tour en Suisse.

DTT

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