27/02/2014

Prison poudrière ou eldorado?

Plus de 800 personnes sont détenues à Champ-Dollon. Globalement, si elles s’y trouvent, c’est qu’elles ont commis des actes répréhensibles. Très souvent au détriment de citoyens honnêtes. Des gens qui ont été volés ou agressés. Les victimes, ce sont ces personnes-là. Vous savez, ceux dont on ne parle pas, les laissant seules avec leurs cicatrices, qu’elles soient psychologiques ou physiques. Ou les deux.

Les détenus, dans leur écrasante majorité, viennent de pays pauvres, voire très pauvres, et débarquent en Suisse parce que l’argent semble si facile. Ils viennent en n’ayant absolument rien à perdre. Un exemple? Au Mali, le salaire moyen est de 50 francs mensuels. Ainsi, le requérant délinquant de ce pays peut carrément gagner plus d’argent en travaillant… dans la prison genevoise! On ne parle pas non plus des conditions réellement inhumaines de détention dans les pays d’origine de ces indélicats, ni de l’attitude de la police locale, souvent violente et corrompue.

Il ne s’agit pas de stigmatiser les étrangers, loin de là car ce n’est pas mon genre. Mais il faut simplement remettre l’église au milieu du village. Nous avons d’un côté, des personnes emprisonnées, défendues par des avocats payés par le contribuable, et de l’autre des victimes qui n’ont que les yeux pour pleurer.

Dire que demain, certains détenus seront sans doute indemnisés car trop à l’étroit dans leur cellule (merci le Tribunal fédéral), va faire bondir la population résidente. Et encouragera inévitablement d’autres individus mal intentionnés à venir faire un petit tour en Suisse.

DTT

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26/01/2014

Le silencieux scandale

Le Qatar accueillera la coupe du Monde de football en 2022. Comme d’autres amateurs de ballon rond, je ne parviens toujours pas à me faire à cette idée. Ce petit pays richissime est tout sauf démocratique et encore moins un état de football.

Le Qatar a simplement obtenu l’organisation de cet événement mondial grâce à son pognon, ni plus ni moins. Que la FIFA tente de nous faire croire que rien n’a été pipé lors du choix, c’est simplement nous prendre pour des cons.

Plus grave encore, des ouvriers qui bossent à la construction des infrastructures nécessaires pour l’événement sont pratiquement réduits à l’esclavage et les accidents mortels se multiplient. Toujours aussi «sympathique», des footballeurs sont actuellement assignés à résidence dans cet Etat lorsqu’ils en sont en litige avec leur club. Pour certains, la «plaisanterie» dure depuis des mois, voire des années.

Si les grands médias francophones sont curieusement silencieux à ce sujet, c’est que le Qatar, grâce notamment à Sarkozy, s’est joliment implanté financièrement en France ces dernières années, à commencer par le PSG… Et puis, aussi, nous bassiner sur «l’humoriste» Dieudonné ou les affaires de fesses de François Hollande, ne risque pas de déranger l’émir.

Triste.

DTT

 

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04/01/2014

Le monde à l'envers

Ainsi donc, un gardien de la prison de Champ-Dollon a été condamné à des jours-amende, nous apprend la Tribune de Genève du samedi 4 janvier. Son crime? Il aurait frappé et cassé le nez d’un détenu considéré comme difficile. Le gardien est expérimenté. Le prisonnier est un dur à cuire. C’est le monde à l’envers.

Il faut voir les choses en face. La plus grande prison de Suisse est remplie de délinquants venus d’ailleurs n’ayant, pour la grande majorité d’entre eux, pas d’adresse à Genève. Dans la plupart des pays d’origine de ces malfaisants, le salaire moyen oscille entre 50 et 500 francs mensuels. Ces sommes sont souvent inférieures à ce qu’un détenu peut toucher en travaillant dans une prison telle que Champ-Dollon. Et on ne parle évidemment pas de ce qu’il «gagne» en commettant ses crimes.

Plus «sympathique», notre code pénal permet à ces vendeurs de drogues, voleurs et autres cambrioleurs interpellés d’être défendus par un bon avocat aux frais de la princesse, en l’occurrence le contribuable local. Dans ces conditions, la Suisse est devenue un aspirateur à délinquants, un eldorado pour la petite criminalité. Pour des gens qui n’ont rien à perdre et tout à gagner.

En discutant avec des agents qui ramènent, cela arrive, des criminels expulsés dans leur pays, ces derniers leur confessent être étonnés de ne pas être frappés par les policiers lorsqu’ils se font attraper en Suisse. Une pratique courante dans les pays d’origine de ces malfaisants. Ici, c’est presque le contraire.

Il ne s’agit pas pour moi de tomber dans l’extrémisme udécéien, loin de là, mais peut-être faut-il arrêter l’angélisme vis-à-vis de cette population indésirable. Ces étrangers-là, une écrasante minorité, fort heureusement, ne méritent vraiment pas tant d’égards.

DTT

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