14/04/2014

Les mensonges du Président

 «Selon un document daté du 18 octobre 2013 que Le Temps s’est procuré. Il s’agit du projet de procès-verbal de la 30e séance du Comité de pilotage du CEVA, à laquelle François Longchamp a participé, aux côtés notamment de Michèle Künzler et de Pierre-François Unger. Il y est écrit noir sur blanc que «l’objectif de mise en service est fin 2017, mais que la situation est onze mois de retard».

Dans la Tribune de Genève, François Longchamp affirme pourtant n’avoir su que «le 6 décembre, soit trois semaines après les élections à l’exécutif genevois, que la mise en service de la liaison ferroviaire entre Cornavin et Annemasse (CEVA) serait retardée au 23 novembre 2018, au lieu de décembre 2017».

Il savait ou ne savait pas? Visiblement, il savait. Qu’il ne dise rien est une chose mais qu’il mente en est une autre. Bon, que François Longchamp se rassure, son poste de Président ne va pas trembler. Les gesticulations du MCG et de l’UDC ne changeront pas grand-chose, voire rien. Car les autres partis ne suivront pas.

Le problème est que ce type d’omission ne fait que renforcer le camp des abstentionnistes. Vous savez, ceux qui ne votent pas car ils disent que tous les politiques sont des menteurs et/ou des pourris. Enfin, les cachotteries du Président auront une autre conséquence, celle de voir voter les citoyens pour des formations politiques plus extrémistes.

Comme disait le génial Coluche: «C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire!» Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer.

 DTT

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07/04/2014

Guerre et paix, le paradoxe suisse

Comment peut-on avoir créé la Croix-Rouge, en être devenu le siège mondial, accueillir sur son territoire d’innombrables organisations officielles de paix et organisations non gouvernementales et acheter des avions de guerre? Henri Dunant doit se retourner dans sa tombe. Pays neutre et de paix,  la Suisse, en étant conséquente avec elle-même, ne devrait même pas avoir d’armée.

Riche état où les pauvres sont toujours plus nombreux, voilà-t-y pas que le Conseil fédéral demande au peuple d’engloutir des milliards pour acheter des avions qui ne serviront absolument à rien. Si ce n’est à enrichir des marchands d’armes et faire plaisir à des militaires qui vivent encore au XXe siècle. On croit rêver.

La chose apparait d’autant plus choquante lorsque l’on sait que les caisses de l’AVS ou de l’AI se vident à vitesse grand V. Il apparait ainsi que les priorités de nos élus – mais il est vrai qu’ils ne sont pas à plaindre – sont assez curieuses. Comment, en effet, peut-on investir tant d’argent dans des joujoux inutiles alors que nombre de nos ainés ou de nos handicapés ont de plus en plus de peine à vivre décemment?

J’ai envie d’être fier de mon pays. Je voterai NON au Gripen.

DTT

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17/03/2014

L’aéroport de Genève cartonne, les employés trinquent

«Le bénéfice net d'exploitation pour 2013 est en hausse à 72,3 millions (hors recettes exceptionnelles) avec un chiffre d'affaires de 376,3 millions de francs, grâce à une croissance du trafic passagers de 3,9%. Les recettes proviennent pour 51,7% du segment aéronautique (redevances passagers, taxes d'atterrissage), en hausse de 3,3% par rapport à 2012 et pour 48,3% du secteur non aéronautique (commerces, parkings, loyers), en hausse de 2,5%». Tout baigne? Pas vraiment car les petites mains, celles qui s’occupent des repas dans les avions, de décharger les bagages ou encore celles qui conduisent les taxis, tirent de plus en plus la langue.

Ces fameux employés, ceux qui, justement font vivre l’aéroport genevois, voient leurs conditions de travail se dégrader et leurs revenus, déjà modestes, se réduire encore. Ouf! Pierre Maudet, conseiller d’Etat et président du conseil d’administration, en est conscient. «Les pressions qui poussent les salaires vers le bas nous inquiètent. Je ne minimise pas les difficultés. Mais elles ne devraient pas être réglées par des actions intempestives, a-t-il déclaré. Cela devrait se passer différemment».

Différemment? Ben oui, ces derniers temps, des employés ont osé faire la grève. Mais ces débrayages n’ont sans doute pas été effectués de gaité de cœur. Lorsque des employés font la grève, en règle générale, c’est uniquement parce qu’ils n’ont pas pu dialoguer avec leurs employeurs.

On attend avec impatience les recettes miracles du magistrat PLR. Mais osera-t-il se mettre à dos les patrons qui dénoncent unilatéralement les conventions collectives de travail?

DTT

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