07/09/2016

TOUT VA BIEN

Tout va bien à Genève? Considérée comme l’une des régions parmi les plus riches du monde, on pourrait croire que c’est un véritable paradis sur terre, enfin beaucoup d’étrangers le pensent. Le taux de chômage est certes élevé au niveau de la Suisse, mais il reste faible en comparaison avec d’autres parties du monde. Donc tout bien? Bien sûr que non, la réalité est bien moins reluisante.

Mais oui m’sieurs dames les chantres du libéralisme, de l’économie forte et de la croissance à tout prix, il faut savoir que quelque 30% de la population du Canton (dont des salariés probablement payés modestement) est socialement aidée ou soutenue financièrement par les pouvoirs publics.

Comment obtient-on ce chiffre? Simple, il suffit d’additionner les personnes sans emploi, celles qui sont à l’Hospice général, celles qui bénéficient d’un subside d’assurance maladie et encore celles qui sont aidées par le Service des prestations complémentaires…

Présentée ainsi, la situation n’est pas franchement reluisante. Mais c’est la triste réalité. Car se dire que dans la si riche Genève, un habitant sur trois n’est financièrement pas autonome et ne peut vivre décemment, ça fait quand même un peu tache.

Mais c’est vrai que le sujet n’est pas très sexy, ni vendeur, les médias n’en parlent quasiment jamais. Et puis les pauvres, dans les pays riches, ferment leur gueule.

DTT

15:43 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | |

11/04/2016

RBI OUI OUI

De très nombreuses études publiées dans de sérieuses revues économiques le disent, les riches sont toujours plus riches. En parallèle, on l’a encore vu avec l’affaire des Panama Papers, un grand nombre de ces personnes fortunées placent leur argent dans les paradis fiscaux pour échapper au fisc de leur pays d’origine. Ces tricheries légales mais éthiquement dégueulasses représentent des milliards de francs, de dollars ou d’euros de pertes pour les collectivités publiques. Ce sont des faits.

D’un autre côté, d’innombrables entreprises nationales ou multinationales, même lorsqu’elles font des bénéfices, délocalisent dans des pays où la main d’œuvre est bon marché. Pour le plus grand bonheur des actionnaires et le malheur des forces vives des entreprises (les employés donc) qui se retrouvent au chômage, puis aux services sociaux. Ça aussi ce sont des faits.

Enfin, les progrès technologiques (robotisation, informatisation, automatisation, etc.) permettent de remplacer toujours plus de très nombreuses tâches humaines par des machines. Et comme la population augmente, du coup, il y a de moins de moins de travail pour tout le monde. Le chômage, inexorablement, va augmenter. En Suisse comme ailleurs. Les «assistés» seront toujours plus nombreux. Une évidence.

Moi, le 5 juin, je voterai oui au revenu de base inconditionnel. C’est logique et c’est la plus belle idée proposée depuis bien longtemps. De plus le système pour le financer, à savoir taxer de 0,05% tout retrait à un bancomat, est simplement parfait et permettrait l’application du RBI.

Au fait, 0,05% de 100 francs, par exemple, cela fait.. 0,05 centime.

DTT

15:03 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

10/11/2015

L’aberrante organisation du chômage

Lorsque vous vous retrouvez au chômage, vous vous retrouvez en mains d’un conseiller en personnel. Mais que vous soyez journaliste, boulanger, maçon, mathématicien ou autre, c’est un seul et unique conseiller - celui qui vous aura été désigné - qui s’occupe de votre cas. Car chaque conseiller doit être polyvalent, malgré le fait évident que chaque profession possède ses propres caractéristiques.

Cette absurdité a pour conséquence que le pauvre conseiller ne conseille pas grand-chose puisque qu’il n’a pas de réseau spécifique, ni de connaissances particulières pour chaque profession. Le bon à tout devient bon à rien, disait l’autre.

Cette organisation originale a une autre conséquence aberrante puisque ce conseiller est censé, chaque jour, faire le tour des postes de travail ouverts au sein de l’Office cantonal de l’emploi pour les communiquer à «ses» clients. Mais vu la multiplication des profils différents de ses chômeurs, il consacre dix fois plus de temps (lorsqu’il en a) à cette tâche.

Il fut une période, pourtant pas si lointaine, où chaque conseiller avait ses spécialités et ne travaillait que dans un domaine, s’occupant de branches professionnelles précises. On ne peut que se demander ce qui est passé par la tête du technocrate de l’époque qui a modifié un système logique et qui a fait ses preuves.

DTT

10:41 | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | |