16/02/2018

L’ASSOURDISSANT SILENCE

La presse va mal. C'est un secret de polichinelle. Des journaux disparaissent. Des rédactions fusionnent. Tout cela laisse inévitablement sur le carreau de très nombreux journalistes, pour ne parler que d'eux, les plongeant pour beaucoup dans la précarité et la paupérisation.

Plein d'élus s'en émeuvent. Que ce soit la disparition de l'Hebdo, le déplacement de la rédaction de la Tribune de Genève à Lausanne, la mort quasi programmée du Matin, les prises de position appelant à refuser l’initiative No Billag, etc., on ne compte plus les politiques s'écriant « ça suffit, il faut faire quelque chose ». Même si, reconnaissons-le, lorsque ces changements interviennent au sein d'entreprises privée, ces élus sont impuissants. Mais au moins, ils soutiennent la profession. C'est ce qu'on se dit. Et c'est ce que l'on croyait.

Car curieusement, lorsque ces mêmes élus peuvent agir ils se murent dans un silence assourdissant et a priori ne font rien. 

Je l’évoquais il y a peu sur mon blog précédent. 

Concrètement, les exécutifs de Carouge, Lancy, Vernier, Meyrin, Cologny, Lancy et Confignon ont été informés par l'Association genevoise des journalistes que leur mandataire de communication commun, la société Commu'Comm (filiale du groupe All The Content), rémunérait au lance-pierre ses collaborateurs, pratiquant des tarifs très nettement en deçà de ceux préconisés par notre organisation professionnelle Impressum.

Mais les conseillers administratifs concernés, en l’occurrence Stéphanie Lammar, Nicolas Walder, Anne Hiltpold, Damien Bonfanti, Frédéric Renevey, Stéphane Lorenzini, Thierry Apothéloz, Yvan Rochat, Pierre Ronget, Nathalie Leuenberger, Jean-Marc Devaud, Pierre-Alain Tschudi, Catherine Pahnke, Bernard Girardet, Cristiana Juge, Sylvie Jay, Dinh Manh Uong et Elisabeth Gabus-Thorens ne réagissent pas.

Certains s'en souviendront au moment des élections.

DTT

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Commentaires

Ouais, mais comme je le disais je ne sais plus trop où, les journalistes ne se sont pas émus de la disruption des taxis qui s'étend maintenant à leur domaine.
Nous fûmes les premiers et nous avons donné le nom au phénomène. L'ubérisation de la société.
Welcome !

Écrit par : Pierre Jenni | 16/02/2018

Pierre, tu as raison sur l'ubérisation de la société qui provoque de la paupérisation. Mais là mon propose est différent.
On a affaire à des identités publiques qui ont été informées qu'un de leurs sous-traitants pratiquait de la sous-enchère salariale. Et ces entités publiques-là ne bougent pas.
Contrairement à ce qu'avait fait Sandrine Salerno avec les nettoyeurs engagés par un externe qui sous-payait ses employés...

Écrit par : Didier Tischler | 17/02/2018

La presse ne fait que devenir des portes paroles via leurs agences avec des employés(=journalistes) payés par la Politique et par les futurs élus, soit dit élus "dans la Démocratie" ou ce qu on veut faire croire aux citoyens.

Les Elections ne sont que des Mises en Scène car les noms des grands gagnants sont triés et décidés bien avant que les Electeurs "votent". L exemple le plus frappant est celui de l Election "Démocratique" de Macron et de Trump!

Écrit par : Charles 05 | 17/02/2018

Sous nos latitudes ou le brille le soleil noir de "l`économie de marché", les politiques ont tendance a ne se mouiller que lorsque cela en vaut la peine électoralement parlant. Ils rechignent donc a prendre position contre la logique du profit lorsque les victimes sont des minorités, tels les journalistes anonymes ou les taxis dont le sort est le cadet des soucis de la masse des électeurs. Il faut s`unir et s`organiser pour défendre ses intérets, ce que les taxis n`ont pas réussi a faire.

Écrit par : JJ | 17/02/2018

C’est la même logique qui est à l’oeuvre. La sous-traitance permet la dilution des responsabilités et la précarisation des travailleurs qui sont de faux indépendants. C’est tout le combat un peu vain de la SUVA pour sauver le salariat.

Écrit par : Pierre | 17/02/2018

Une précarisation des emploies locaux et un effondrement des rentrées fiscales, non politiciens irresponsables se réveilleront quand ils n'auront plus argent pour leurs propres salaires!

Écrit par : dominique degoumois | 22/02/2018

Aujourd'hui les médias écrits cachent un maximum d'informations importantes, entre autre sur la délinquance dont nous sommes victimes! Alors les gens vont les chercher sur le net! Y'a pas plus de fack new's sur le net que dans les médias écrits!

Écrit par : dominique degoumois | 22/02/2018

@ Pierre Jenni : "vous fûtes les premiers" car vous étiez les moins bons, car vous étiez mauvais. Vous vous êtes accrochés à un monopole et avez oublié la base de ce qui devait aurait dîu votre métier : le service au client.

Ouvrez les yeux : les vieilles guimbardes, les chauffeurs maîtrisant mal le français et incapables de parler une langue étrangère, la conduite olé olé (pour ne pas dire plus), l'absence de sièges enfants, de possibilité de payer par carte de crédit jusqu'à peu, les tarifs surfaits, les empoignades à l'aéroport, la non-volonté de nous prendre alors que nous n'avions besoin que d'une "petite" course, etc.

Tout ceci est/était le propre des taxis genevois depuis toujours.

J'avais écrit un mot dans la TdG il y a plus d'une dizaine d'années, au moment d'une grève des taxis. Auun effet ni prise de contact de votre part pour comprendre le ressenti d'un client lambda.

Vous n'avez rien vu venir, inutile de pleurer désormais.

C'est avant qu'il fallait prendre votre profession en main et lui inculquer un minimum de déontologie et de professionnalisme.

Écrit par : A. Piller | 25/02/2018

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