22/09/2016

Le partage, une utopie?

Demander aux gens de travailler plus longtemps au prétexte que l’espérance de vie est plus longue qu’avant, que les caisses fédérales sont vides et que l’on ne peut plus financer les retraites. C’est, en gros, ce que souhaitent nos élus à Berne, en tout cas la majorité d’entre eux, ainsi que nos non-élus ministres, y compris le «socialiste» Alain Berset.

On se demande sur quelle planète vivent tous ces notables?  Ont-ils conscience, tout d’abord, qu’il est très difficile, voire impossible, de retrouver du travail lorsque l’on a plus de 50 ans? Savent-ils qu’à Genève, spécifiquement, plus de 30% de la population est déjà soutenue d’une manière ou d’une autre par les services sociaux?

Ces chers notables n’auraient-ils pas remarqué que, dans de très nombreux domaines professionnels, l’informatique ou la robotique remplacent toujours plus l’humain? Ces mêmes élus semblent en outre ignorer le fait que les sociétés cotées en bourses sont toujours plus riches et que les dividendes pour les actionnaires toujours plus intéressants?

Nos sommités ont-elles eu vent d’un phénomène de sous-enchère salariale particulièrement dans les cantons frontaliers? Enfin, nos sénateurs et députés ont-ils envisagé qu’il serait éventuellement possible de remplir les caisses de l’Etat autrement que par des impôts dont peinent à s’acquitter de très nombreux citoyens?

Ben oui, il existe un truc qui s’appelle communément la Taxe Robin de Bois. Son application est simple: imposer à hauteur de 0,05% toutes les transactions financières mondiales. Cette manœuvre rapporterait au moins 650 milliards de dollars en un an.

A l’échelle Suisse, l’application d’une telle taxe, voire une déclinaison avec par exemple un micro pourcentage perçu sur tous les retraits d’argent aux automates, permettrait non seulement de remplir les caisses de l’Etat, mais aussi de supprimer les impôts.

Utopie? Non. Il faudrait simplement que les nantis et leurs représentants élus acceptent de partager le gâteau.

DTT

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Commentaires

Le partage, une utopie?

Non, juste une nécessité pour l'avenir du monde !

Écrit par : Michel Sommer | 22/09/2016

Le mot partage à lui seul est une utopie !
J'admets que le billet est rempli de bon sens mais ne rêvons pas car les plus nantis de demain feront comme aujourd'hui
Au fait ces jeunes multimilliardaires Chinois ou Japonais sont - ils prêts à participer au partage ? rien n'est moins sûr
Cependant nous qui avons tout fait pour partager qui étions sociables comme plus un de nos jours sommes persuadés que ces jeunes d'aujourd'hui qui seront les maitres de demain sauront mieux que quiconque comment manipuler les plus jeunes qui devront leur obéir les yeux fermés
Ces jeunes qui se prennent pour des super flics cherchant peut-être érivaliser avec les services de polices , photographier dénonçant tout ce qui passe à portée de leur objectif sont entrain de créer leur monde
Un mélange de Stasi,Gestapo, Stalomaoiste qui doivent en plus rêver d'un monde ou tous seront reliés aux écoutes téléphoniques ?
Et vous voudriez qu'on se fasse du souci pour ces jeunes là dont le cerveau n'a rien à envier au délabrement de certaines porcheries dénoncées par eux-mêmes ?
Faut pas rêver quand on peut se permettre d'agir dans le dos du citoyen celui ci voit clair et réfléchi plus longuement à la signification du mot partage

Écrit par : lovejoie | 23/09/2016

Monsieur, votre commentaire est totalement incompréhensible.

Écrit par : Tischler | 23/09/2016

@Monsieur Taillard Je me permets d'jouter ceci car il existe encore des gens sociables comme les derniers petits commerçants qui eux savent donner la main é leurs clients n'hésitant pas à leur demander comment ils vont?
Cela c'est le vrai partage et savoir vivre qui socialement parlant montre bien la différence entre ceux qui rêvent et les autres qui affrontent la vraie réalité de tous les jours!
Très bonne journée pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 23/09/2016

Ce n'est pas le sujet.

Écrit par : Tischler | 23/09/2016

Cher Monsieur,

Peut-être n'avez vous pas remarqué que beaucoup de jeunes entrent dans la vie active après de longues études, vers 25 ans ou plus et n'ont ainsi pas contribué à l'AVS de manière à garantir l'équilibre démographique de cette vénérable institution.
C'est bien ça le fond du problème, la démographie... et non l'argent.
Il est normal, donc, que ces gens travaillent un peu plus longtemps pour garantir les rentes AVS de leurs aînés, soit nous (vous y compris).

Selon la légende, Robin des bois était avant tout un truand. En traduction littérale, Robin Hood = Robin le Truand. Mais il est vrai que pour un idéaliste/socialiste/alter-mondialiste, cette réalité est difficile à accepter...

CQFD

Écrit par : jacphil | 23/09/2016

La démographie a bon dos. L'ultra libéralisme, les sociétés bénéficiaires qui licencient, les machines qui remplacent les hommes, là est le problème.

Écrit par : Tischler | 23/09/2016

Heureusement que les machines remplacent les hommes. Était-ce humain de faire construire les pyramides de Gysée par des hommes ? L'humanité a progressé et dieu merci.

Revenez sur terre, vous mélangez tout. Avec des gens comme vous l'AVS n'existerai plus depuis longtemps.

Écrit par : jacphil | 23/09/2016

"Ce n'est pas le sujet."

A défaut d'autre chose, Lovejoie partage son opinion...

Écrit par : Patatra | 23/09/2016

Ne parle-t-on pas d'utopie dès que l'on refuse un projet pour une raison ou une autre jugé gênant (tel le partage)!?

Qui est-on ou pour qui se prend-t-on quand on estime qu'il faut ou non partager?

Il n'y aura plus jamais du travail pour tout le monde.
La machine, les techniques éliminant simplement l'homme au travail.

Les différentes et variées injustices, sélections, etc.

La réponse est évidemment tant que l'on parlera d'argent la rente universelle. Une rente toujours adaptée à la conjoncture du moment soit augmentant ou, selon, diminuant.

Pas trop, certes, mais pas trop peu, non plus.

Vivre pour avoir de l'argent, non. Avoir de l'argent (ou moyens) pour vivre, oui.

Revendication fondée, légitime.

Avec les efforts des individus eux également. Pas d'enfants à tire larigot, polygamie, notamment, l'Etat se chargeant d'"assumer" au service d'individus profiteurs ou irresponsables. Ou les deux.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/09/2016

« les machines qui remplacent les hommes, là est le problème »

Essayez de remplacer par un robot le Polonais qui cueille vos cerises depuis la huitième marche d'une échelle, en prenant bien soin de ne retenir que les plus mûres qui n'ont pas été bouffées à moitié par les moineaux...

C'est là que vous verrez combien ça coûte, le machin mis au point par l'EPFL et le Massachusetts Institute of Technology !

Écrit par : petard | 23/09/2016

@ Tischler

Je ne vois pas encore mon commentaire publié mais je suis en peine de savoir, Monsieur Tischler, à qui s'adresse votre 23.09.2016:
"Ce n'est pas le sujet"!?

Sachant, Monsieur qu'il y a toujours un rapport, un lien entre tout.

Le travail des experts étant de travailler à trouver lequel lien ou lesquels.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 23/09/2016

Le problème n'est pas là Didier. Personne n'a le courage, ou l'envie de se lancer en premier. http://posttenebraslux.blog.tdg.ch/archive/2016/09/01/je-te-tiens-tu-me-tiens-278536.html

Écrit par : Pierre Jenni | 26/09/2016

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