07/09/2016

TOUT VA BIEN

Tout va bien à Genève? Considérée comme l’une des régions parmi les plus riches du monde, on pourrait croire que c’est un véritable paradis sur terre, enfin beaucoup d’étrangers le pensent. Le taux de chômage est certes élevé au niveau de la Suisse, mais il reste faible en comparaison avec d’autres parties du monde. Donc tout bien? Bien sûr que non, la réalité est bien moins reluisante.

Mais oui m’sieurs dames les chantres du libéralisme, de l’économie forte et de la croissance à tout prix, il faut savoir que quelque 30% de la population du Canton (dont des salariés probablement payés modestement) est socialement aidée ou soutenue financièrement par les pouvoirs publics.

Comment obtient-on ce chiffre? Simple, il suffit d’additionner les personnes sans emploi, celles qui sont à l’Hospice général, celles qui bénéficient d’un subside d’assurance maladie et encore celles qui sont aidées par le Service des prestations complémentaires…

Présentée ainsi, la situation n’est pas franchement reluisante. Mais c’est la triste réalité. Car se dire que dans la si riche Genève, un habitant sur trois n’est financièrement pas autonome et ne peut vivre décemment, ça fait quand même un peu tache.

Mais c’est vrai que le sujet n’est pas très sexy, ni vendeur, les médias n’en parlent quasiment jamais. Et puis les pauvres, dans les pays riches, ferment leur gueule.

DTT

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Commentaires

Dans l'association des familles monoparentales tous les jours je rencontre des situations dramatiques.
Ces personnes sortent du comptage car ne reçoivent aucune aide
www.afm-geneve.ch . Une paupérisation cachée. Les enfants en sont les premières victimes.
Merci pour votre article.

Écrit par : Isabelle Descombes | 07/09/2016

À relever tout de même que si cette proportion est plus ou moins identique à celle qui prévaut chez nos voisins, la différence c'est que comme tu dis, ici ils sont "socialement aides ou soutenus financièrement par les pouvoirs publics"....

Écrit par : Daniel Zaugg | 07/09/2016

Sur la base des informations que vous indiquez, votre article n'est que pure démagogie. Quels sont les chiffres auxquels vous faites allusion ? Merci de les indiquer et de préciser leur source pour rester crédible...

Écrit par : CBS | 09/09/2016

Vous avez raison cher anonyme, j'ai oublié de comptabiliser les dizaines de milliers de personnes qui se retrouvent aux poursuites.

Écrit par : Tischler | 09/09/2016

J'espère que nos députés de gauche comme de droite, que nos grands dirigeants d'entreprises, que ceux qui ferment les yeux et surtout que tous ceux qui pensent que les personnes en situation précaires à Genève ne sont que des branlots et des personnes qui l'on choisi ouvrent enfin les yeux et se rendent compte que la pauvreté existe à Genève.
On voit tous les jours des mendiants roms dans les rues ou dans le tram, on ne veux voir qu'eux,
On refuse de voir qe son voisin de palier, (personne seule ou famille) même s'il présente bien et dit gentillement bonjour, peut être dans une détresse financière.
On ne choisi pas d'être à la rue ou de ne pas manger tous les jours à sa faim.
Que ceux qui ont le pouvoir économique ou politique essayent de vivre trois mois avec le revenu d'aide sociale ou une maigre rente AI avec l'aide SPC ! Peut-être que les choses changeront enfin . . . Malheureusement j'ai comme un doute !

Écrit par : Olivier Paoliello | 09/09/2016

Vous avez surtout oublié de mentionner que tous ces assistés vivent mieux que ceux qui ne reçoivent rien et paient des impôts. En plus iîs travaillent au noir et font attention de ne pas déclarer plus que ce qu'il faut afin de conserver tous leurs avantages. Supprimons une grande partie de ces aides, c'est le seul moyen de les faiire se bouger et d'arrêter de dîlapider l'argent des contribuables. Et arrêtons aussi de construire autant de logements subventionnés !

Écrit par : Remy Bardot | 09/09/2016

Waow. Encore un qui pense que tous les assistés sont des profiteurs! Quel raisonnement d'une rare intelligence. A l'inverse, j'imagine que pour vous, les personnes qui n'ont pas d'aides sont des gens bien. Comme si la vie était en noir et blanc.
Vous vivez dans un drôle de monde Rémy Bardot.

Écrit par : Tischler | 10/09/2016

On peut ajouter ce chiffre vertigineux: En juin un peu plus de 4000 personnes en Suisse ont épuisé leur droit aux indemnités chômage. Donc sur l'année environ 48'000 personnes se trouvent soudain sans aucuns revenus. Je ne sais pas combien sur Genève, mais probablement un bon 10% c-a-d 5000 personnes par année.

J'en connais quelques un: Des gens bien formé, polyglottes, ayant travaillé toute leur vie avec d'excellentes références. Et soudain, viré a plus de 50 ans, ils ne retrouvent plus rien. Je veux dire rien de rien, ils y a la des ingénieurs et universitaire qui sont prêt a faire chauffeur-livreur, vendeur a la migros ou gardien de nuit pour 2500 Frs/mois, mais même là ont leur répond "pas le bon profil".

Pour certains, le choix était de devenir sdf a Genève, ou tout liquider, prendre le 2eme pillier, quitter le pays ou se trouve leurs enfants, famille et amis et aller vivre a low cost dans un pays du tiers monde en attendant l'avs !

C'est aussi ça la réalité, qui du coup n'apparait dans aucune statistique officielle puisqu’ils ne sont plus rien, même pas chômeur ou demandeur d'emploi.

Écrit par : Boris Olchevik | 11/09/2016

Bravo à vous pour le billet, et à Boris Olchevik pour le commmentaire. Rien d'autre à ajouter.

Écrit par : JDJ | 11/09/2016

Cher Didier,

Je suis ingénieur en informatique HES diplômé de l'école d'ingénieur d'Yverdon et j'ai 38 ans. D'origine suisse, j'ai 16 ans d'expérience professionnelle et des diplômes en management, project management, etc. à ne plus savoir quoi en faire. J'insiste aussi sur le fait que mes certificats sont excellents.
J'ai un petit garçon de 16 mois et j'ai perdu mon travail en février 2015.
Depuis, je n'arrive pas à trouver un emploi. J'ai postulé plus de 30 fois à l'état de Vaud (sur ce coup-là je vous ai battu ;) ) et j'ai eu 2 entretiens. La première fois, l'état m'a répondu que je n'allais sûrement pas rester. Ils ont dû lire ça dans leur boule de cristal. La 2ème fois, après m'avoir retenu 2 heures, ils m'ont dit qu'ils avaient privilégié quelqu'un en interne. Alors pourquoi m'avoir demander de venir?
La réponse est toujours la même: Nous avons trouvé un profil qui correspondait mieux, etc.
Pourtant, il parait qu'on manque d'informaticiens en Suisse???
Donc, il ne faut plus avoir 50 ans pour être senior dans ce pays.
Je pensais que le Canton de Vaud privilégiait les personnes au chômage originaire du Canton? Ce n'est pas le cas.
Les compétences? On s'en fiche... Les certificats? On ne les lit pas...
Ce qui est important est de connaître les bonnes personnes. Même si cela fait des années que cette politique ne paie pas. Il n'y a qu'à voir l'hémorragie de budget lié aux SI. L'état préfère payer des consultants à prix d'or (et sans vouloir faire de populisme de bas étage, venant de sociétés françaises) pour des projets qui n'aboutissent pas plutôt que de donner du travail à ses propres concitoyens qualifiés.
C'est à vous dégoûter de payer des impôts...
Merci pour votre blog, il est triste de voir que nous sommes plusieurs dans ce cas et que l'état ne bouge pas.

Meilleures salutations,

D.

Écrit par : DO | 13/09/2016

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