01/09/2015

Les aventures d’un chômeur senior en fin de droit (suite)

On en apprend tous les jours. Figurez-vous que, arrivé au terme de mes indemnités chômage, n’étant toujours pas parvenu à retrouver du travail fixe, je suis allé me renseigner auprès de l’Hospice général pour savoir comment se passera la suite. Là, compte tenu ma situation, on m’informe qu’il faut s’adresser au SPC, le Service des prestations complémentaires.

Les démarches administratives remplies, et oui pour déposer une demande il faut réunir des dizaines et des dizaines de papiers et documents pour prouver que, bien qu’au chômage, le demandeur n’a plus de revenus, la réponse arrive. Chouette, la demande est acceptée. Sauf que… en y regardant de plus près, aucune aide n’est apportée.

La raison? Le SPC calcule ce qu’il nomme le revenu déterminant. C’est sur cette base que sont accordées ou non des prestations. Et c’est là que cela devient de la pure science-fiction car, dans le calcul de ce fameux revenu déterminant, le SPC additionne des sommes que vous POURRIEZ gagner en travaillant, cela s’appelle des gains potentiels, mais que vous n’avez évidemment pas puisque… vous n’avez pas de boulot.

En clair, on calcule de l'argent que vous ne possédez pas pour décider ensuite de ne pas vous aider. Tout ça dans la plus grande légalité!

Moralité: pour l’autochtone, l’aide sociale est tout autant virtuelle que la FAMEUSE directive visant à privilégier le chômeur local à la recherche d’un job dans le secteur public.

Chômeur genevois: démerde-toi.

Pauvre canton.

DTT

 

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