13/08/2015

Fêtes de Genève: on va réinventer la roue

Je sens que l’on n’a pas fini de rire. Les Fêtes de Genève, populaires s’il en est, viennent de se terminer sans que son succès ne soit remis en cause. Il suffisait de se rendre au bord du lac au moins une fois pour s’en rendre compte, il y avait du monde et le public – Genevois ou touristes - avait le sourire. C’est trop cher disent certains, mais les concerts sont gratuits. Les boissons et tours en carrousels, eux, sont payants. Chers? Sans doute. Mais peut-être que si le prix de location était moins élevé, les consommations baisseraient également… Et rappelons que, globalement, les Fêtes ne coûtent pas grand-chose pour le contribuable.

Pour l’an prochain, on va rire parce que de nombreux bien-pensants remettent tout en cause et veulent tout changer. La fête dérange les culs coincés, c’est trop long, trop bruyant. Mais changer quoi, comment, avec qui? On ne sait pas. Des conseillers extérieurs ont été engagés pour repenser l’événement. Le plus grand mystère règne autour d’une utopique nouvelle formule.

Selon ce que je sais, et c’est totalement étonnant, les principaux acteurs du raout n’ont pas été consultés pour ce futur projet. Je veux ici parler des forains, des musiciens locaux, des associations culturelles, des tenanciers de bars et buvettes, voire les organisateurs de la Lake Parade, car cette dernière pourrait logiquement être réintégrée dans la fiesta.

Attendons donc de voir quelles surprises nous concocteront les grands penseurs et comment ils vont réinventer la roue. LOL?

DTT

 

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Commentaires

Oui, sauf que quand les pas culs coincés habitent très loin de la fête à la saucisse, et loin du restant des saucisses répandues sur les trottoirs ou sur ta voiture, c’est vrai que c’est plus facile de disserter avec une certaine ouverture d’esprit. Après, il est possible d’accepter les côtés désagréables d’une fête, le bruit est acceptable quand il y a un peu autre chose que du bruit, quand il y a aussi d’autres activités que des manèges sur des centaines de mètres, des alignées de bistrots. Ces fêtes n’ont pas d’âme, c’est une course à l’argent, (tu as raison pour le prix des stands) c’est super moche et ça coûte un bras pour les familles. Je ne sais pas ce qu’elles coûtent à la collectivité, mais je suis passé aujourd’hui (jeudi) par le Jardin Anglais il y a encore les planchers, comme chaque année le gazon est mort et c’est dégueulasse, mais il est probable que les pas culs coincés ne reviendront pas avant l’année prochaine ? Ceci-dit les concerts, avec les feux ce sont les seules choses, pour moi, qui tiennent la route et encore pour les concerts je crois que l’on peut faire mieux. Dernière remarque, pour faire autrement il faut une autre équipe, c’est la loi du genre.

Écrit par : Pierre-Alain Gilliéron | 13/08/2015

Je suis désolé que vous que utilisiez les mots des populistes.
On peut être sans formation et ne pas s'extasier devant un Coca, une saucisse et un manège.
Sur le fond, je suis en partie d'accord avec vous : on risque de réinventer la roue.
En partie seulement, car je pense que le modèle actuel est dépassé. Il remplit les caisses?
Mais quel événement situé autour de la rade et d'une durée comparable ne les remplirait pas?
Le problème des "fêtes" tient à ce qu'elles disent aux gens : "vous allez dépenser votre fric".
Enfin, les principaux intéressés sont les visiteurs, ceux que vous citez sont les fournisseurs.

Écrit par : frigioni | 14/08/2015

Et si tu savais ce qui se dit à la commission consultative du tourisme tu te fendrais d'un immense éclat de rire. Je préfère ne pas en écrire plus. J'ai démissionné de cet organe alibi imposé par la loi.

Écrit par : Pierre Jenni | 16/08/2015

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