21/05/2015

Prisons genevoises: le chaos sans fin

Ecrire que c’est le bordel au sein des prisons genevoises relève de l’euphémisme. Depuis des années, on ne compte plus les changements de directeurs d’établissements pénitentiaires, les rocades, les nominations et mutations à la tête de l’Office cantonal de la détention, les plaintes et colères des gardiens, la surpopulation carcérale, l’engagement de coaches, les employés suspendus, les enquêtes administratives, les procédures pénales, les dysfonctionnements et le drame de la Pâquerette, les apéros de Favra, les évasions à la Clairière, le braquage dans la maison d’arrêt de Montfleury, etc. etc. N’en jetez plus!

Mais ce n’est pas fini. Dernier épisode en date? Après avoir viré le directeur de Curabilis, le département a nommé pour le remplacer ad interim un ancien patron de la Brenaz. Ce dernier, qui avait été éjecté de son ancien poste suite à des plaintes pour harcèlement, est à nouveau accusé de… harcèlement par un collègue.

Mais, visiblement soutenu par sa hiérarchie et alors que l’enquête débute, l’homme vient d’interdire à son outrecuidant accusateur de venir travailler. Résultat, le collaborateur reste chez lui et sera payé à ne rien faire. Il est officiellement libéré de l’obligation de travailler mais non suspendu.

Si les détenus, devant tant de désorganisation peuvent réellement se marrer, les Genevois riront nettement moins sachant que ce sont eux qui paient toutes les factures résultant de ce capharnaüm.

Au fait, y’a-t-il un pilote dans l’avion?

DTT

 

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Commentaires

Maudet devrait nous engager toi et moi. On ferait le boulot.

Écrit par : Pierre Jenni | 21/05/2015

Sacré Maudet, avec lui au moins on rigole !

Écrit par : C'est Genève | 21/05/2015

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