26/04/2015

En Suisse, on promeut la Suisse, sauf la musique

Ces derniers mois, voire ces dernières années, les publicitaires du pays ne cessent de promouvoir la Suisse. Sous toutes ses formes et ses produits. Sucres, fromages, viandes, banques, assurances, etc., sont estampillés suisses lors des pubs audio-visuelles. On parle aussi des produits de la région. Tomates, poissons, œufs sont de provenance locale. Tout cela pour inciter, encourager, le consommateur à acheter local. Ces publicités sont intéressantes.

La musique actuelle, elle, curieusement, ne bénéficie pas des mêmes appuis. Pour tenter d’y remédier, l’ancien conseiller national Luc Barthassat a ainsi déposé, en septembre 2013, une motion visant à instaurer des quotas musicaux dans les radios et télévisions du pays, des quotas qui impliquent qu'au moins 25 pour cent de la musique diffusée soit produite en Suisse.

Ceci aurait pour conséquence de l’emploi, une reconnaissance, une émulation et d’incontestables retombées économiques pour le monde local de la musique. Comme c’est le cas en France, en Finlande, au Québec et dans plein d’autres pays dans le monde qui ont instauré des quotas.

Cette motion déposée par Luc Barthassat, élu depuis lors au Conseil d’Etat genevois, a été reprise par Guillaume Barazzone. Rappelons que le texte a été a été cosigné par Céline Amaudruz (UDC), Yannick Buttet (PDC), Raymond Clottu (UDC), Oskar Freysinger (UDC), Jean-Pierre Grin (UDC), Jean-Paul Gschwind (PDC), Jacques-André Maire (PS), Jacques Neirynck (PDC), Mathias Reynard (PS) et Manuel Tornare (PS).

On le sait, pour des raisons finalement assez obscures, le Conseil fédéral recommande de rejeter cette motion. Mais ce n’est pas lui qui décide. Ce sont les élus du peuple. On attend d’eux qu’ils se bougent les fesses avant que cette motion ne devienne caduque pour cause de délai. Merci.

DTT

 

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21/04/2015

Mariages de déraison

Les résultats des dernières élections municipales auront au moins permis de constater que certains hommes (et femmes) politiques sont prêts à tout pour être (ré)élus. Ils sont naturellement (?) disposés à mettre de côté leurs convictions propres lors d’alliances totalement contre nature. OK,  lorsque des Verts et des socialistes s’associent au nom de l’Alternative, cela est logique. Idem pour l’Entente composée de PDC et de PLR. Comme dirait l’autre, ça joue. 

Mais j’ai toutefois énormément de peine à accepter ces mariages PS-Verts-PLR, comme à Vernier. Tout autant que ce qui se profile à Carouge avec le même alliage hétéroclite. Comme est bizarre aussi l’association PS-Verts-PDC qui se précise à Lancy, voire à Onex.

Faut-il rappeler ici que PS-Verts et PLR-PDC, n’ayant de loin pas la même vision de la société, ne cessent de se chamailler, de s’attaquer, de se disputer, tant au niveau cantonal que fédéral?  

Au-delà des calculs électoralistes, cela démontre en tous les cas que nos chers candidats pensent d’abord à leur petite personne plutôt qu’à la population. A croire que, comme le disait le journaliste Hubert Beuve-Méry: «Le pouvoir rend fou et le pouvoir absolu rend absolument fou». 

DTT

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