21/03/2015

Votez pour moi. Ou pas

Ceux qui me connaissent, qui m’apprécient et qui habitent à Vernier, pas de doute, voteront pour moi. A l’inverse, ceux qui me détestent, bien sûr que non. C’est la première fois que je me présente à des élections, et il va ainsi me falloir convaincre un maximum de personnes de croire en moi. De faire en sorte que mes contacts dans le microcosme politico-médiatico-culturel genevois, même s’ils n’habitent pas Vernier, encouragent leurs connaissances et amis habitants de la deuxième plus grande commune du canton de penser à moi. Tout ça pour faire en sorte que la liste No 7, celles des vrais indépendants de l’Union verniolane, soit glissée dans l’enveloppe ou que mon nom soit ajouté sur une autre liste.

Je vous vois venir chers lecteurs. «Si Tischler Taillard est élu au conseil municipal, il va faire quoi?» Bonne question. Car si nous obtenons les 7% nécessaires, nous ne serons que 3 sur 37. Si l’on fait un carton, au mieux, nous serons 5. Mais quel que soit le cas de figure, nous serons minoritaires.  Alors alors? On fera preuve de bon sens. On soutiendra les idées des autres si nous estimons qu’elles sont cohérentes et intéressantes pour les habitants. On combattra celles que nous ne partageons pas. Notre minorité de fait pourra ainsi agir et faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre.

Mais surtout, moi, je ne vais pas siéger pour faire de la figuration. J’ai des compétences, un réseau et des relations. Ma double casquette de bassiste et de journaliste fait de moi un connaisseur du monde culturel et un curieux, à la fois acteur et observateur, de notre petite société du bout du lac. J’ai par exemple envie de redonner une seconde jeunesse aux spectacles que propose la commune, rendre ceux-ci plus populaires (ce n’est pas un vilain mot). J’ai aussi envie que l’aménagement et la création de logements se fassent sans ces p*** de citernes, moches, dangereuses et explosives.

J’ai encore envie que le Conseil administratif, peu importe sa couleur politique, exécute les décisions du Conseil municipal. Qu'il y ait une véritable séparation des pouvoirs. Que nos chers magistrats cessent de se prendre pour ce qu’ils ne sont pas en  décidant au lieu d’appliquer.

Bref, je pense qu’à 53 ans et des poussières, avec mon vécu, mon expérience et mes compétences, je peux apporter beaucoup pour le bien-être de mes concitoyens communaux.

Alors. Votez pour moi. Pour l’Union verniolane. Ou pas. Mais votez.

DTT

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10/03/2015

Thierry Apothéloz est-il encore socialiste?

Depuis des mois, le maire de Vernier semble s’éloigner de plus en plus des valeurs respectables que défend son parti. A un tel point que l’on est aujourd’hui en droit de se demander si l’élu est encore en phase avec ses camarades. En voici quelques exemples.

Lors d’une conférence de presse pour la présentation d’un concept de vidéo-surveillance, en avril 2013, l’élu rose s’affiche avec Pierre Maudet. Ce dernier souhaite installer des caméras en Ville de Genève. Aux côtés du magistrat PLR et en cautionnant cette démarche, Thierry Apothéloz est clairement en porte-à-faux avec ses camarades de parti qui sont contre ces caméras dans l’espace public.

Depuis des années, le PS s’impose deux règles, visant toutes deux à assurer un renouvellement de la classe politique: leurs élus ne peuvent siéger plus de trois mandats consécutivement et n’ont pas la possibilité de cumuler plusieurs mandats électifs. En août 2014, Thierry Apothéloz demande et obtient une dérogation pour briguer un quatrième mandat à la mairie de Vernier.

Les socialistes n’aiment pas ceux qui trichent avec le fisc. Ils sont contre les forfaits fiscaux. Dans le journal Le Temps, début mars, on apprend que le millionnaire Claude Berda,  financier du projet de l’Etang, récent naturalisé Suisse et jusqu’alors au bénéfice d’un forfait fiscal, part s’installer en Belgique où les riches paient moins d’impôts. Réaction de Thierry Apothéloz: «C’est une affaire privée qui ne me regarde pas. Ici, Claude Berda se donne les moyens de bien faire les choses et nous travaillons en bonne intelligence. C’est tout ce qui m’importe.»

«Le PLR représente exactement le contraire de ce pour quoi nous nous battons», déclarait Christian Levrat, président du PS suisse, dans les colonnes du Matin Dimanche, en août dernier. Faut-il encore ici rappeler que Thierry Apothéloz fait liste commune avec le PLR Pierre Ronget pour les prochaines élections au Conseil administratif?

Face à ce socialisme à géométrie variable, nous serions très curieux de savoir ce qu’en pensent la base et les électeurs du PS.

DTT

 

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