25/02/2015

Polices cantonale et municipale, bonjour les doublons

Le 8 mars prochain, nous sommes appelés à nous prononcer sur une réorganisation de la police cantonale. Dans cette réorganisation est prévue la disparition de la gendarmerie en tant que telle puisque celle-ci sera divisée en trois: police-secours, police routière et police de proximité. Mais cette dernière existe déjà, elle est municipale.

Les agents de celle-ci, les APM, sont d’ailleurs dotés depuis plus d’an an de nouvelles prérogatives leur permettant théoriquement d’appliquer le code pénal pour de nombreuses infractions. En Ville de Genève, ils sont bientôt 200 et arpentent chaque fin de semaine les rues la nuit. Une loi est d’ailleurs à l’étude au Grand Conseil qui leur accorderait le brevet fédéral de policier. Ce qu’ils n’ont pas aujourd’hui, contrairement à tous leurs confrères du pays. Ce qui est déjà assez particulier.

Autre originalité de nos APM de la Ville de Genève, ils possèdent leur propre centrale d’alarme qui fait automatiquement doublon avec le fameux 117. Une bizarrerie puisque leurs collègues des autres communes, eux, travaillent en lien direct avec la police cantonale.

Résultat des courses, les APM de la Ville, qui patrouillent notamment à pied la nuit dans les quartiers et sont donc de fait sur le terrain, ne sont pas forcément contactés par les urgentistes du 117 alors qu’ils sont souvent déjà sur place! Cherchez l’erreur.

Ne serait-il pas logique, non seulement d’accorder aux APM le brevet de policier, mais également de fondre la police municipale au sein de sa grande sœur cantonale? Si l’on parle d’efficience, le mot est à la mode, on devrait sans doute commencer par fusionner ces corps.

DTT

 

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