21/11/2014

La droite déclame son amour pour l'armée

A l’exception notable de mon confrère Pascal Décaillet qui a repris l’info dans le GHI, peu de médias l’ont relevé. Visiblement de la plus haute importance pour les députés de la droite genevoise. Celle-ci concerne un bataillon genevois de l’armée suisse qui pourrait tout bonnement disparaitre des effectifs de la grande muette dans le cadre d’économies programmées. Ainsi, mi-novembre les élus PLR, PDC, UDC et MCG ont voté une résolution invitant le Conseil d’Etat à tout mettre en œuvre auprès des autorités fédérales pour obtenir le maintien du Bataillon de carabiniers 14. Dans la foulée, trois élus genevois de Berne, les UDC Céline Amaudruz et Yves Nydegger ainsi que le MCG Roger Golay ont déposé une motion au Conseil national allant dans le même sens.

Faut-il ici rappeler à ces chers élus que Genève avait voté, en 1989, l’abolition de l’armée et que, globalement, le Canton n’a jamais été spécialement militariste? Et ce qu’il y également de dérangeant dans ces initiatives est que la droite genevoise, par le biais de ses textes, engage toute la population en disant que ce bataillon est très cher aux Genevois. Je cite : « Genève défend notre armée et souhaite le maintien du légendaire Bataillon de Carabiniers 14, dont les origines remontent au général Dufour ».

Et bien pas du tout. On s’en fout! Nous sommes nombreux à se moquer éperdument de ce machin gris-vert au bout du lac.

Allons, Mesdames, Messieurs de la droite genevoise, penchez-vous sur les vrais problèmes. En cherchant un peu, vous verrez qu’il y en a certains d'assez chauds et nettement plus importants.

 DTT

 

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17/11/2014

Mais où s'arrêtera Pierre Maudet?

«Le Blick cherchait le huitième conseiller fédéral. On dirait que Le Temps l'a trouvé ce matin en pages 2 et 3». «C'est vraiment hallucinant cette double page...» «Ça coûte combien une publicité en page 2 et 3 du Temps? » Sur Facebook, vendredi 14 novembre, les commentaires ironiques des journalistes se sont multipliés. L’objet de leur courroux ? Une double page dans le «média suisse de référence», excusez du peu, consacré à la délicate application de la votation contre l’immigration de masse où le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet explique comment il faut faire et propose carrément une feuille de route.

A Berne, c’est bien connu, tous les élus sont des incapables. Il n’y en a pas un qui a réussi à rendre compatible cette votation avec les accords que la Suisse a signés avec l’Union européenne. Mais le surdoué de la politique, chouchou des médias, gendre idéal, roi de la comm’, lui, il sait. D’ailleurs, et c’est écrit dans Le Temps, depuis le 9 février, «il consacre un quart de son temps aux conséquences de cette votation». Il n’en ferait pas un peu trop le jeune homme?

Au passage, on rappellera que la mission principale du trentenaire consiste à de se consacrer aux problèmes de sécurité dans le canton du bout du lac et de s’occuper de ses troupes. Et il a du pain sur la planche. Car là, on ne peut pas dire que l’ambiance est au beau fixe. Le dialogue est rompu avec les syndicats, la confiance est brisée avec sa base, la loi sur la police est contestée par référendum, les gardiens de prison en sous-effectifs sont furieux, l’IGS enquête à Curabilis (mais que se passe-t-il?), son couteux projet de fusion des pompiers «convergences» a été balayé, la responsable de formation des agents de détention est «out» et remplacée par une intérimaire, par ailleurs directrice d'une société d’assessments (bilan de compétences) qui a la police comme client. Ajoutons que Pierre 1er promet la construction d’établissements pénitentiaires sans en avoir ni le budget, ni le personnel…

Quand est-ce que Didier Burkhalter prend sa retraite?

DTT

 

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12/11/2014

Une bien curieuse offre d’emploi

 

Eté 2014, suite à une annonce sur le site internet de l’Etat de Genève, je postule à la police cantonale pour une place de travail au service de presse pour le 1er novembre. Selon le souhait du magistrat, ce service aurait besoin d’une personne extérieure pour collaborer avec les policiers en place. Les caractéristiques du job correspondent à 100% à mes compétences et, surtout, ce travail m’intéresse au plus haut point.

 

Je suis convoqué pour un entretien le 2 octobre. Celui-ci se passe très bien. J’apprends qu’une trentaine de personnes ont postulé et que six dossiers ont été retenus. Parmi les candidatures sélectionnées, je suis le seul journaliste de métier. Je me dis alors que j’ai toutes mes chances vu que, a priori, ma formation répond aux besoins.

 

Le 9 octobre, patatras. Un courrier des RH de la police m’informe que malgré les nombreux aspects positifs et la qualité de mon dossier, ma candidature n’a pas été retenue et que le choix s’est porté sur un autre candidat.

 

Début novembre, surprise. J’apprends que la personne choisie s’est finalement désistée. Je pense alors que le poste est toujours à repourvoir et que, peut-être, je vais avoir une nouvelle chance. Et bien pas du tout. Selon mes sources, utile expression journalistique, le poste va être remis au concours, mais à l’interne!

 

La moralité de cette affaire est que beaucoup de temps, d’énergie et d’argent ont été perdus et dépensés dans le vide. Tout ça pour ça. Tout ça pour rien.

 

DTT

 

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