11/03/2014

Pierre Maudet et les gardiens de prison

 

Pour certains, Pierre Maudet est un surdoué de la politique, un véritable OVNI. Pour d’autres, il ne s’agit que d’un ambitieux et opportuniste avide de pouvoir. Pour d’autres encore, le trentenaire est surtout le champion du «faire savoir» à défaut du «savoir-faire». Une chose est sûre, l’homme sait communiquer et n’aime pas la critique. Et je suis bien placé pour le savoir lui qui, alors que je travaillais encore au Matin, n’avait cessé de se plaindre auprès de ma rédaction en chef d’articles de ma plume mettant en cause des problèmes dans son département.

Aujourd’hui, alors que le feu brûle à Champ-Dollon, Pierre Maudet se fait relativement discret. Il a beau souligner le travail des gardiens de la prison tout en surveillant les propos du directeur de l’établissement devant les médias, les employés n’ont pas la mémoire courte. En effet, à peine élu au Conseil d’Etat, le jeune PLR avait décidé de modifier le statut particulier des futurs gardiens de prison. Il voulait transformer ces hommes et ces femmes en «simples» fonctionnaires. Un peu comme si ce job n’était pas quand même un peu particulier et, surtout, très dangereux.

La question est donc de savoir si Pierre Maudet maintiendra ou non son souhait de modifier, par le bas, les conditions de travail de ces gardiens qui effectuent une tâche qui mérite surtout notre considération et notre respect. Et, surtout, qu’ils puissent garder leurs avantages.

DTT

 

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Commentaires

Maudet aura pu éviter tout ce qui s'est passé a Champ Dollon si il y a plus d'une année il avait écouté ses collègues ddu MCG. Plus d'une année et demi que le MCG avait mis en garde sur la surpopulation de la prison. Mais comme d'habitude. Il ne faut pas écouter le diable du MCH. Le résultat aujourd'hui , on le connaît. Je me demande a quoi sert t-il d'avoit MCG au Grand Conseil si l'on écoute jamais.
Nos élus, toujours en retard... jamais a l'avance.

Écrit par : Manco | 13/03/2014

Une chose étonnante, les pasteurs, "boulot" pas simple, évident, devinrent fonctionnaires. Dire que cela porta chance à l'Eglise et que, dès lors, les temples se remplirent serait dire le contraire de ce qui fut. En revanche, gardiens de prison "fonctionnaires" choque moins que l'état des prisons,Champ-Dollon, notamment. Quelles sont les conditions de vie, en prison, qui provoqueraient en ces détenus un vrai "revirement fondamental": fonctionnaires ou éducateurs (à vocation)? Aux éducateurs, les enfants difficiles ont dit, souvent: "ouais, ouais, je sais bien pourquoi tu es là. Tu es là pour gagner de l'argent: de moi tu te fiches bien"! Pour un revirement fondamental: par l'appellation ou l'approche de la personne enfermée? Se peut-il une bonne approche en milieu "cloaque" et sans espace vital digne de ce nom accordé aux détenus?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 14/03/2014

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