27/02/2014

Prison poudrière ou eldorado?

Plus de 800 personnes sont détenues à Champ-Dollon. Globalement, si elles s’y trouvent, c’est qu’elles ont commis des actes répréhensibles. Très souvent au détriment de citoyens honnêtes. Des gens qui ont été volés ou agressés. Les victimes, ce sont ces personnes-là. Vous savez, ceux dont on ne parle pas, les laissant seules avec leurs cicatrices, qu’elles soient psychologiques ou physiques. Ou les deux.

Les détenus, dans leur écrasante majorité, viennent de pays pauvres, voire très pauvres, et débarquent en Suisse parce que l’argent semble si facile. Ils viennent en n’ayant absolument rien à perdre. Un exemple? Au Mali, le salaire moyen est de 50 francs mensuels. Ainsi, le requérant délinquant de ce pays peut carrément gagner plus d’argent en travaillant… dans la prison genevoise! On ne parle pas non plus des conditions réellement inhumaines de détention dans les pays d’origine de ces indélicats, ni de l’attitude de la police locale, souvent violente et corrompue.

Il ne s’agit pas de stigmatiser les étrangers, loin de là car ce n’est pas mon genre. Mais il faut simplement remettre l’église au milieu du village. Nous avons d’un côté, des personnes emprisonnées, défendues par des avocats payés par le contribuable, et de l’autre des victimes qui n’ont que les yeux pour pleurer.

Dire que demain, certains détenus seront sans doute indemnisés car trop à l’étroit dans leur cellule (merci le Tribunal fédéral), va faire bondir la population résidente. Et encouragera inévitablement d’autres individus mal intentionnés à venir faire un petit tour en Suisse.

DTT

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