29/10/2013

Tout pour la musique

Taboo, Tribe Of One, Gisèle Ratzé, Metro, Aloan, Alenko, Breeze, Papa Fred, Duty Free, etc. Ces noms ne vous disent rien? Normal, ce sont des artistes ou groupes pop-rock romands qui, lors de ces trente dernières années, ont sorti des albums tout simplement formidables mais auxquels le grand public n’a jamais eu accès car les radios romandes n’aiment pas les artistes romands. Un triste constat, les musiciens de chez nous sont globalement boudés par les médias audio-visuels de chez nous.

Pour changer les choses, Luc Barthasssat, conseiller national PDC, a ainsi déposé une motion au Parlement fédéral. Il demande à ce que 25% de productions autochtones soient diffusées sur les ondes des radios locales, privées et publiques. Mais ces dernières auraient peur. Prétextant qu’il n’y a pas assez d’artistes, que ce n’est pas assez bon ou qu’il y a un risque commercial, elles ne semblent pas prêtes à jouer le jeu, préférant diffuser ce que d’autres, à commencer par l’ogre NRJ, dictent depuis des années. Quel courage!

Doit-on rappeler ici que les Suisses sont parmi les plus mélomanes du monde? On estime en effet que dans chaque famille du pays, il y a au moins un musicien. Ce qui n’est pas rien.

D’autre part, de nombreux pays ont choisi de soutenir leur scène locale et partout ça marche. Cela crée de l’émulation et fait travailler de nombreux artisans. Allons mesdames et messieurs les programmateurs romands: osez!

 

16:51 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Alors là tu me fais plaisir ! Enfin un sujet profond.
Et ne va pas penser que j'ironise. Je suis un musico avant tout le reste.
Demande à Gilles !
www.hey-taxi.com

Écrit par : Pierre Jenni | 29/10/2013

C'est vrai, il fut un temps, dans les années 80, où les artistes suisses étaient bien soutenus, où la notre TV nationale leur offrait très facilement une visibilité avec une petite émission avant leurs concerts, où les café-concerts étaient nombreux, où les petites et moyennes salles (salles de quartier, salles des fêtes, etc...) leur permettaient d'exercer leur art, où les communes organisaient régulièrement des concerts, Thônex, Carouge, Jonction etc... et cela fonctionnait très bien ! Tout le monde y trouvait son compte sur le plan économique.

Jusqu'au jour où... les petits café-concert durent fermer l'un après l'autre, où les petites salles disparurent, et où les communes n'investissaient plus dans l'organisation des moyennes et les écoles d'art perdirent sur subvention.

Pour ne laisser la place qu'à la musique boum-boum techno ou aux gros concerts de stars.

Résultat ? Tout le monde y perd sur le plan culturel, y compris le contribuable sur le plan économique.

Mais le gouvernement lui, y gagne sur le plan de la désocialisation, de la division pour mieux régner, parce que laisser les petites structures vivre, s'épanouir, le peuple réfléchir, remettre en question certaines conditions de vie, isoler, permet plus de prise de pouvoir.

Écrit par : Jmemêledetout | 30/10/2013

Les commentaires sont fermés.