12/03/2018

SUCCÈS POUR LES JOURNALISTES

Soucieuse de la défense des intérêts des membres d’impressum et plus globalement des journalistes et rédacteurs, l’Association genevoise des journalistes est fière de pouvoir annoncer une première petite victoire. En effet, ayant appris l’an dernier qu’une société de communication mandatée par de nombreuses entités publiques et semi-publiques et ayant pignon sur rue à Genève, sous-payait ses collaborateurs, l’AGJ avait contacté toutes ces entités pour leur faire état de sa préoccupation.

Il s’avère en effet que la société concernée est parvenue à monter un système qui lui permet de rémunérer des collaborateurs (vivant en Suisse ou non) très en deçà des tarifs préconisés dans la convention collective de la branche. Des courriers et courriels ont ainsi été adressés aux communes de Carouge, Lancy, Vernier, Meyrin, Cologny, Lancy et Confignon, mais également auprès de l’Etat de Genève, Swisscom ou encore la RTS, afin de les informer des pratiques salariales de leur sous-traitant.

Suite à différents échanges, la commune de Vernier, soucieuse de lutter contre le dumping salarial, a pris «les dispositions nécessaires en dénonçant ses rapports avec cette société».  Dans un courrier qu’elle a adressé à l’AGJ, la commune rappelle également son «attachement aux valeurs d’éthique et de respect et restera extrêmement attentive à travailler avec des entreprises respectant en tous points la Convention collective de travail».

Il reste à espérer que la décision des autorités de Vernier – que l’AGJ remercie chaleureusement au passage – fasse boule de neige auprès des autres entités concernées.

DTT

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16/02/2018

L’ASSOURDISSANT SILENCE

La presse va mal. C'est un secret de polichinelle. Des journaux disparaissent. Des rédactions fusionnent. Tout cela laisse inévitablement sur le carreau de très nombreux journalistes, pour ne parler que d'eux, les plongeant pour beaucoup dans la précarité et la paupérisation.

Plein d'élus s'en émeuvent. Que ce soit la disparition de l'Hebdo, le déplacement de la rédaction de la Tribune de Genève à Lausanne, la mort quasi programmée du Matin, les prises de position appelant à refuser l’initiative No Billag, etc., on ne compte plus les politiques s'écriant « ça suffit, il faut faire quelque chose ». Même si, reconnaissons-le, lorsque ces changements interviennent au sein d'entreprises privée, ces élus sont impuissants. Mais au moins, ils soutiennent la profession. C'est ce qu'on se dit. Et c'est ce que l'on croyait.

Car curieusement, lorsque ces mêmes élus peuvent agir ils se murent dans un silence assourdissant et a priori ne font rien. 

Je l’évoquais il y a peu sur mon blog précédent. 

Concrètement, les exécutifs de Carouge, Lancy, Vernier, Meyrin, Cologny, Lancy et Confignon ont été informés par l'Association genevoise des journalistes que leur mandataire de communication commun, la société Commu'Comm (filiale du groupe All The Content), rémunérait au lance-pierre ses collaborateurs, pratiquant des tarifs très nettement en deçà de ceux préconisés par notre organisation professionnelle Impressum.

Mais les conseillers administratifs concernés, en l’occurrence Stéphanie Lammar, Nicolas Walder, Anne Hiltpold, Damien Bonfanti, Frédéric Renevey, Stéphane Lorenzini, Thierry Apothéloz, Yvan Rochat, Pierre Ronget, Nathalie Leuenberger, Jean-Marc Devaud, Pierre-Alain Tschudi, Catherine Pahnke, Bernard Girardet, Cristiana Juge, Sylvie Jay, Dinh Manh Uong et Elisabeth Gabus-Thorens ne réagissent pas.

Certains s'en souviendront au moment des élections.

DTT

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08/02/2018

Communes genevoises complices de sous-enchère salariale?

Au printemps dernier, le groupe PDC du Conseil municipal de Vernier déposait une interpellation suite à des suspicions de non-respect de la Convention collective de travail des journalistes. Les élus s’inquiétaient du fait que l’agence Commu’com, mandatée pour du travail rédactionnel et de communication, rémunérait à très bas tarifs ses collaborateurs. Le Courrier et la Tribune de Genève ont publié des articles à ce sujet.

Suite à cela, l’Association genevoise des journalistes (AGJ) a contacté d'anciens pigistes et collaborateurs travaillant avec cette agence et ses satellites. Ces personnes ont confirmé que les rémunérations versées étaient très très nettement en deçà de ce que recommandent les tarifs de l’association professionnelle Impressum. Commu'com s'étant adjugé de nombreux mandats auprès de diverses autres communes, les entités publiques concernées ont été alertées de cette sous-enchère pratiquée par leur sous-traitant.

Seules deux communes ont répondu à l’AGJ. La mairie de Plan-les-Ouates a changé de prestataire. Celle de Carouge ne travaille pas avec Commu’Comm mais avec la société ATC Future Médias SA… dont Commu’Comm est l’une des filiales! Les maires et/ou conseillers administratifs de Lancy, Vernier, Meyrin, Cologny et Confignon n’ont même pas répondu.

Alors que la profession de journaliste se voit déjà durement touchée (fusions de rédactions, disparition de titres, menace No Billag) et que de nombreux politiques affichent publiquement un soutien moral aux personnels des médias touchés, il est pour le moins cocasse de constater que lorsqu’ils peuvent agir, ces magistrats ne le font pas. Triste.

DTT                                        

 

Sources et références:

http://www.vernier.ch/dl.php/fr/5954df7bf2a9f/I_241_Texte.pdf

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/communication-soustraitee-vernier-elus-s-inquietent/story/22343676

https://www.lecourrier.ch/150616/les_dessous_de_la_com_des_journaux_communaux

https://www.commucomm.ch/

https://www.commucomm.ch/references/

https://www.impressum.ch/fileadmin/user_upload/Dateien/GAV_CCT/Baremes__2017.pdf

 

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