07/03/2017

DROIT DANS LE MUR

Relancer l’économie, créer des emplois… Mais qui peut encore croire à ces conneries? La population mondiale augmente, les délocalisations se multiplient, les vieux (seniors, ça fait mieux) sont mis au rancart, pour décrocher un job on demande aux jeunes des années d’expérience qu’ils n’ont pas, la pauvreté augmente (merci l'uberisation), les riches sont toujours plus riches et la robotique et l’automatisation remplacent toujours plus les humains. Demain, les imprimantes 3D vont pousser au chômage des millions de travailleurs.

Malgré cela, on veut nous faire croire que la société, telle que nous la connaissons, fonctionne sur un bon modèle mais qu’il va falloir besogner plus longtemps et augmenter la durée légale du travail… pour rester compétitif!

Comment les gens peuvent-ils encore gober ce type d’inepties? Les faits sont pourtant là. L’informatisation démolit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Personne de sensé, doté d’un minimum de jugeote, ne peut contester cette réalité.

J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, c’est cuit, il nous faut un changement de système. En ne voyant pas les choses en face, en continuant ainsi, on va droit dans le mur.

Il y a un type qui, je le pense objectivement, a trouvé une solution. C’est le professeur de finance franco-suisse (qui n’est pas un affreux gauchiste) Marc Chesney. Il préconise  de mettre en place une contribution de 0,2% qui frapperait l’ensemble des transactions financières, du paiement de la baguette de pain à l’achat d’actions, pour remplacer la totalité des prélèvements en Suisse (www.microtax.ch/fr/reinvent-the-system).

Ce système ne créera pas d’emplois (de toutes façons, il y en a de moins de moins) mais permettrait de supprimer tous les impôts (que les gens ne peuvent plus payer) et ainsi évitera aux Etats de s’enfoncer dans la dette.

En appliquant ce système, la Suisse pourrait ainsi montrer un bel exemple.

DTT

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07/11/2016

Fêtes de Genève: le flou artistique

On le sait, chacun l’aura sans doute constaté, les Fêtes de Genève version 2016, rebaptisées Geneva Lake Festival, auront interpellé un très grand nombre de Genevois. Organisation, financement, gestion, etc., de nombreuses questions sont à ce jour toujours sans réponse. Des députés ont toutefois tenté d’en savoir un peu plus.

Parmi ceux-ci, le PLR Raymond Wicky a ainsi interpellé le Conseil d’Etat avec, notamment, l’importante question suivante: «Quel était le budget 2016 du Geneva Lake Festival, quel est le résultat des comptes et les représentants des collectivités publiques au sein de Genève Tourisme ont-ils accepté ce budget?»

Réponse du Conseil d’Etat: «Le budget du Geneva Lake Festival (GLF) avoisine les 7,5 millions de francs. Il a été approuvé à la majorité des membres du conseil de fondation présents. Le secret du vote doit être respecté conformément à l'article 16 du «Règlement d'organisation de la Fondation Genève Tourisme & Congrès» (FGT&C) stipulant notamment que les membres du conseil de fondation sont tenus de maintenir confidentiels et de ne pas exploiter à d'autres fins que pour leur activité au service de la FGT&C, les informations et les faits dont ils ont eu connaissance dans l'exercice de leur fonction et qui ne sont pas publics».

Cette réponse est édifiante à plus d’un titre. D’abord parce qu’il faut savoir que ce budget «avoisinant» les 7,5 millions de francs est globalement le double de celui de l’édition 2015 alors même que les Fêtes étaient deux fois plus longues! Ensuite parce que, il faut le rappeler, sur les onze membres que compte le Conseil de fondation de la Fondation Genève Tourisme & Congrès, trois proviennent de la fonction publique (Etat, Ville de Genève et communes).

On se retrouve ainsi avec une fondation de droit privé, indirectement financée avec de l’argent public et représentée pour un tiers par des fonctionnaires, qui ne communique pas les détails de sa gestion financière à un élu du peuple, cela avec la bénédiction du Conseil d’Etat.

Genève, un monde en soi.

DTT

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22/09/2016

Le partage, une utopie?

Demander aux gens de travailler plus longtemps au prétexte que l’espérance de vie est plus longue qu’avant, que les caisses fédérales sont vides et que l’on ne peut plus financer les retraites. C’est, en gros, ce que souhaitent nos élus à Berne, en tout cas la majorité d’entre eux, ainsi que nos non-élus ministres, y compris le «socialiste» Alain Berset.

On se demande sur quelle planète vivent tous ces notables?  Ont-ils conscience, tout d’abord, qu’il est très difficile, voire impossible, de retrouver du travail lorsque l’on a plus de 50 ans? Savent-ils qu’à Genève, spécifiquement, plus de 30% de la population est déjà soutenue d’une manière ou d’une autre par les services sociaux?

Ces chers notables n’auraient-ils pas remarqué que, dans de très nombreux domaines professionnels, l’informatique ou la robotique remplacent toujours plus l’humain? Ces mêmes élus semblent en outre ignorer le fait que les sociétés cotées en bourses sont toujours plus riches et que les dividendes pour les actionnaires toujours plus intéressants?

Nos sommités ont-elles eu vent d’un phénomène de sous-enchère salariale particulièrement dans les cantons frontaliers? Enfin, nos sénateurs et députés ont-ils envisagé qu’il serait éventuellement possible de remplir les caisses de l’Etat autrement que par des impôts dont peinent à s’acquitter de très nombreux citoyens?

Ben oui, il existe un truc qui s’appelle communément la Taxe Robin de Bois. Son application est simple: imposer à hauteur de 0,05% toutes les transactions financières mondiales. Cette manœuvre rapporterait au moins 650 milliards de dollars en un an.

A l’échelle Suisse, l’application d’une telle taxe, voire une déclinaison avec par exemple un micro pourcentage perçu sur tous les retraits d’argent aux automates, permettrait non seulement de remplir les caisses de l’Etat, mais aussi de supprimer les impôts.

Utopie? Non. Il faudrait simplement que les nantis et leurs représentants élus acceptent de partager le gâteau.

DTT

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