19/12/2017

FETES DE GENEVE: ET LA TRANSPARENCE?

Christian Colquhoun doit tristement rire. Depuis son départ en 2015, l’ancien directeur des Fêtes de Genève ne peut que constater que tout ce qu’il était parvenu à construire avec son équipe a été totalement détruit. A l’époque les comptes étaient équilibrés et la fiesta populaire. Même si, comme le disait toutefois le jeune élu à l’exécutif genevois, Guillaume Barazzone, ça sentait la naphtaline.

Pour autant, fallait-il revoir le concept de fond en comble et tout changer? On le constate aujourd’hui, évidemment que non. En 2016, le super spécialiste que personne ne connaissait, Emmanuel Mongon, nommé par Genève Tourisme, a réussi à la fois à fâcher les Genevois et à plomber les finances avec un «concept» totalement incompréhensible. Les six millions de francs de déficit lui ont coûté sa place.

Appelé à la rescousse début 2017, pour un mandat en urgence, Christian Kupferschmid a réussi à organiser un raout que l’on qualifiera de transitoire. Pour beaucoup ce fut une belle réussite populaire mais si, et pour cause, rien n’a été révolutionné. Ce fut déjà miraculeux d’être parvenu à monter un tel bastringue en si peu de temps. Et le résultat, communiqué hier: 3,2 millions de francs de perdus et, à son tour, le directeur de Genève Tourisme, Philippe Vignon, a été débarqué.

En parallèle, on sait que différentes études et autres audits ont été réalisés sur le fonctionnement comptable de Genève Tourisme et de la manifestation sans que ces conclusions n’aient été rendues publiques. La chose est d’autant plus curieuse que la Fondation Genève Tourisme compte en son sein deux responsables du public (Ville et Etat) et que de nombreuses prestations coûteuses sont offertes aux responsables de la manifestation.

Il serait peut-être temps que les élus, tant au Grand Conseil qu’au Conseil municipal, exigent de la part des magistrats de tutelle concernés (MM. Maudet et Barazzone) l’accès à ces documents. A eux de prendre leurs responsabilités afin que le public, les contribuables, puissent comprendre.

On appelle cela la transparence.

DTT

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31/10/2017

UNE RADIO PRESQUE REGIONALE

La nouvelle Radio Lac se présente comme LA radio régionale, celle du Grand Genève. Au niveau de son travail journalistique, de ses infos, de ses reportages, de ses actualités et de ses émissions, elle l’est. C’est très bien et même super bien foutu. Tout cela a de quoi ravir le million d’auditeurs potentiels si attachés à leur région.

Mais qui dit radio dit musique. Et qu’entend-ton sur Radio Lac? Jacques Dutronc, Madonna, Amir, Robbie Williams, Barry White, Blondie, Seal, Daniel Levy, George Michael, Alan Parson Project, Sam Smith, The Silencers, Anastacia, etc., qui, c’est bien connu, sont des artistes du Grand Genève. Des artistes qui, au passage, voient leurs comptes renfloués grâce aux droits d’auteurs.

En fait, en ignorant totalement les musiciens du coin, Radio Lac tape complètement à côté de la plaque. Mais oui, ici, chez nous, ils sont des milliers à sortir des chansons absolument magnifiques qui pourraient (devraient) logiquement être diffusés sur les stations locales. Nous aurions une cohérence avec des artistes régionaux sur une radio régionale que les gens de la région écouteraient sans doute encore plus.

Incompréhensible et triste.

DTT

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05/07/2017

Le silence des communes genevoises

A quoi jouent les communes genevoises, elles qui ont confié leur communication à une entreprise extérieure? Epinglées par la presse suite à une interpellation du groupe PDC de Vernier, elles tardent visiblement à réagir. Or, que sait-on? Que la société qui a décroché ces lucratifs mandats paie ses employés, ses pigistes et ses communicants à des tarifs très nettement en-deçà de ce que préconisent les conventions collectives des branches concernées.

https://www.lecourrier.ch/150616/les_dessous_de_la_com_de...

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/communication-sou...

Curieusement, les entités publiques, logiquement soucieuses d’équité et de respect de ces mêmes conventions, ne réagissent pas alors même qu’elles sont maintenant informées d’une sous-enchère salariale plus que probable. Et ce dans un domaine pourtant si important: la communication.

On ne peut que s’étonner de ce manque de réaction alors que les élus sont si nombreux à crier au loup lorsque que des entreprises privées telles Tamedia ou Ringier licencient des journalistes à tour de bras.

DTT

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