11/04/2016

RBI OUI OUI

De très nombreuses études publiées dans de sérieuses revues économiques le disent, les riches sont toujours plus riches. En parallèle, on l’a encore vu avec l’affaire des Panama Papers, un grand nombre de ces personnes fortunées placent leur argent dans les paradis fiscaux pour échapper au fisc de leur pays d’origine. Ces tricheries légales mais éthiquement dégueulasses représentent des milliards de francs, de dollars ou d’euros de pertes pour les collectivités publiques. Ce sont des faits.

D’un autre côté, d’innombrables entreprises nationales ou multinationales, même lorsqu’elles font des bénéfices, délocalisent dans des pays où la main d’œuvre est bon marché. Pour le plus grand bonheur des actionnaires et le malheur des forces vives des entreprises (les employés donc) qui se retrouvent au chômage, puis aux services sociaux. Ça aussi ce sont des faits.

Enfin, les progrès technologiques (robotisation, informatisation, automatisation, etc.) permettent de remplacer toujours plus de très nombreuses tâches humaines par des machines. Et comme la population augmente, du coup, il y a de moins de moins de travail pour tout le monde. Le chômage, inexorablement, va augmenter. En Suisse comme ailleurs. Les «assistés» seront toujours plus nombreux. Une évidence.

Moi, le 5 juin, je voterai oui au revenu de base inconditionnel. C’est logique et c’est la plus belle idée proposée depuis bien longtemps. De plus le système pour le financer, à savoir taxer de 0,05% tout retrait à un bancomat, est simplement parfait et permettrait l’application du RBI.

Au fait, 0,05% de 100 francs, par exemple, cela fait.. 0,05 centime.

DTT

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10/11/2015

L’aberrante organisation du chômage

Lorsque vous vous retrouvez au chômage, vous vous retrouvez en mains d’un conseiller en personnel. Mais que vous soyez journaliste, boulanger, maçon, mathématicien ou autre, c’est un seul et unique conseiller - celui qui vous aura été désigné - qui s’occupe de votre cas. Car chaque conseiller doit être polyvalent, malgré le fait évident que chaque profession possède ses propres caractéristiques.

Cette absurdité a pour conséquence que le pauvre conseiller ne conseille pas grand-chose puisque qu’il n’a pas de réseau spécifique, ni de connaissances particulières pour chaque profession. Le bon à tout devient bon à rien, disait l’autre.

Cette organisation originale a une autre conséquence aberrante puisque ce conseiller est censé, chaque jour, faire le tour des postes de travail ouverts au sein de l’Office cantonal de l’emploi pour les communiquer à «ses» clients. Mais vu la multiplication des profils différents de ses chômeurs, il consacre dix fois plus de temps (lorsqu’il en a) à cette tâche.

Il fut une période, pourtant pas si lointaine, où chaque conseiller avait ses spécialités et ne travaillait que dans un domaine, s’occupant de branches professionnelles précises. On ne peut que se demander ce qui est passé par la tête du technocrate de l’époque qui a modifié un système logique et qui a fait ses preuves.

DTT

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01/09/2015

Les aventures d’un chômeur senior en fin de droit (suite)

On en apprend tous les jours. Figurez-vous que, arrivé au terme de mes indemnités chômage, n’étant toujours pas parvenu à retrouver du travail fixe, je suis allé me renseigner auprès de l’Hospice général pour savoir comment se passera la suite. Là, compte tenu ma situation, on m’informe qu’il faut s’adresser au SPC, le Service des prestations complémentaires.

Les démarches administratives remplies, et oui pour déposer une demande il faut réunir des dizaines et des dizaines de papiers et documents pour prouver que, bien qu’au chômage, le demandeur n’a plus de revenus, la réponse arrive. Chouette, la demande est acceptée. Sauf que… en y regardant de plus près, aucune aide n’est apportée.

La raison? Le SPC calcule ce qu’il nomme le revenu déterminant. C’est sur cette base que sont accordées ou non des prestations. Et c’est là que cela devient de la pure science-fiction car, dans le calcul de ce fameux revenu déterminant, le SPC additionne des sommes que vous POURRIEZ gagner en travaillant, cela s’appelle des gains potentiels, mais que vous n’avez évidemment pas puisque… vous n’avez pas de boulot.

En clair, on calcule de l'argent que vous ne possédez pas pour décider ensuite de ne pas vous aider. Tout ça dans la plus grande légalité!

Moralité: pour l’autochtone, l’aide sociale est tout autant virtuelle que la FAMEUSE directive visant à privilégier le chômeur local à la recherche d’un job dans le secteur public.

Chômeur genevois: démerde-toi.

Pauvre canton.

DTT

 

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